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Le député André Mushongo : « L’avenir de la presse congolaise passe par l’éthique et la lutte contre les infractions »

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À l’occasion du 7ème anniversaire du média en ligne CONGOPROFOND.NET, le député professeur André Mushongo Mashara a livré un exposé riche en enseignements. Devant le directeur général du média, les journalistes et les invités, il a salué le chemin parcouru par cette rédaction, qui s’est imposée dans le paysage médiatique congolais par la rigueur, la crédibilité et le respect des règles professionnelles.

Pour le professeur Mushongo, le parcours de CongoProfond.net illustre une réalité : un média peut s’ériger en référence nationale s’il s’attache à l’éthique et à la déontologie journalistiques. Loin des dérives souvent observées dans la presse congolaise, cette plateforme a montré qu’il est possible de bâtir une ligne éditoriale sérieuse tout en évitant les infractions liées au métier.

Dans son intervention, l’orateur a articulé son propos autour de trois axes majeurs : l’éthique, la déontologie et les infractions de presse. Trois piliers indissociables pour comprendre la mission du journaliste et garantir la survie de la profession dans un contexte souvent hostile.

Rappelant la mission fondamentale du journaliste, il a souligné que ce dernier doit rechercher, vérifier et diffuser une information véridique et compréhensible au grand public. Cette mission se décline dans plusieurs spécialités – du journalisme d’investigation au fact-checking, en passant par le reportage de terrain – mais elle exige toujours le respect de la ligne éditoriale, la rigueur et l’indépendance.

Évoquant ensuite la « Charte de Munich de 1971 », le professeur a mis en avant les droits et devoirs du journaliste. Ces principes, bien que non sanctionnés par la loi, constituent un socle de bonnes pratiques qui protègent la qualité de l’information et l’indépendance des professionnels face aux pressions politiques, économiques ou sociales.

La déontologie, a-t-il rappelé, définit les règles de conduite qui encadrent l’exercice du métier. Elle fixe non seulement les devoirs à respecter, mais aussi les comportements inacceptables : refus de la diffamation, interdiction du plagiat, respect de la vie privée, rectification des erreurs, protection des sources et refus de toute instrumentalisation. Autant de balises pour préserver la dignité et la crédibilité de la profession.

S’agissant de l’éthique, il a insisté sur la dimension personnelle et morale qui guide chaque journaliste. Au-delà des règles codifiées, l’éthique est une boussole intérieure qui aide le professionnel à distinguer ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. C’est, selon lui, la conscience du journaliste qui doit l’empêcher de franchir certaines limites, même en l’absence de sanction.

Le professeur Mushongo a également abordé les différentes infractions de presse, parmi lesquelles la diffamation, l’injure, la provocation à la désobéissance civile, les outrages, la dénonciation calomnieuse, le racisme, le plagiat ou encore la désinformation par voie d’internet. Autant de dérives qui ternissent l’image de la presse congolaise et qui peuvent exposer les journalistes à des poursuites judiciaires.

À travers des exemples précis, il a mis en garde contre les pratiques de distorsion, de falsification ou encore de sous-information, qui minent la confiance du public et affaiblissent la mission première des médias : informer avec exactitude et impartialité. Ces dérives, a-t-il dit, ne doivent jamais être tolérées dans une société démocratique.

En conclusion, l’honorable professeur Mushongo a exhorté les journalistes congolais à s’inspirer du modèle de CongoProfond.net, qui a réussi à bâtir une réputation solide en sept ans d’existence. Pour lui, ce média prouve qu’une presse responsable, respectueuse de l’éthique et de la déontologie, peut survivre, prospérer et jouer pleinement son rôle de quatrième pouvoir au service de la nation.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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