Analyses et points de vue
Le cri étouffé de la faim : La RD Congo en proie à une crise humanitaire dévastatrice
Au cœur de l’Afrique, un sombre record est établi, révélant une tragédie silencieuse mais déchirante : en République Démocratique du Congo, 27,3 millions de personnes, soit une sur trois, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Parmi elles, près de sept millions luttent dans les affres de l’urgence, atteignant des niveaux critiques de faim aiguë (IPC 4), selon les estimations alarmantes de l’ONU.
Cette crise humanitaire, insidieuse et implacable, ravage des vies et des communautés entières, laissant dans son sillage une détresse indescriptible. Les cris étouffés de la faim résonnent à travers les vastes étendues du Congo, mais trop souvent, ils restent sans réponse adéquate, perdus dans l’indifférence ou étouffés par d’autres priorités.
La RDC, riche en ressources naturelles, est confrontée à une paradoxale abondance et pénurie, où l’opulence côtoie la misère la plus extrême. Il est impératif que cette crise soit abordée avec urgence, compassion et action concertée. Chaque chiffre représente une vie, chaque statistique cache une histoire de souffrance et de survie.
Face à cette réalité impitoyable, il est primordial de tendre la main, de briser le cycle de la faim et de la détresse, et de reconnaître que la dignité humaine exige une réponse immédiate et efficace. La République Démocratique du Congo ne peut rester indifférente face à cette tragédie, et le monde entier ne peut fermer les yeux sur cette souffrance inacceptable.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
