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Le cirque du Gouverneur : Jean Bakomito Gambu joue la comédie de l’homme outragé

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Alors que le sol du Haut-Uélé tremble sous le poids des pelleteuses illégales et que ses rivières sont empoisonnés pour l’or de réseaux chinois bien connectés, le Gouverneur Jean Bakomito Gambu, lui, s’agite dans un autre théâtre : celui des palais de justice. Le voilà qui, la larme (crocodile) à l’œil, porte plainte pour “dénonciation calomnieuse » et « imputation dommageable”.

Quelle farce ! L’homme qui n’a pas su, ou pas voulu, faire appliquer la loi depuis son accession au pouvoir et qui n’a jamais rien vu de ce que le ministre national des mines, Louis Watum Kabamba, a mis à nu en quelques heures l’exploitation illicite sous son nez, se présente maintenant en victime. Il ne faut pas perdre de vue que la vraie victime, c’est d’abord la population. Ensuite, c’est la province du Haut-Uélé, pillée et souillée.

Sa défense ? Un tissu de sophismes et de retournements acrobatiques. On lui parle de fonds suspects traînant en banque ? Il répond par des arguties sur des “frais de fonctionnement” et ose parler de “gestion orthodoxe”. L’orthodoxie, M. le Gouverneur Jean Bakomito Gambu, n’a jamais rimé avec opacité. On évoque des véhicules offerts par des sociétés minières ? Il brandit des contrats et des preuves de paiement.

Mais dans une province où les dessous de table sont érigés en système, qui peut croire que le papier fait foi ? Face aux questions sur une multitude de comptes bancaires, il rejette la faute sur ses prédécesseurs dont son allié dans l’alliance de Gombe le Gouverneur honoraire Christophe Baseane Nangaa. Le chef est-il donc si impuissant qu’il ignore les comptes ouverts au nom de sa propre administration ?

Et pour couronner le tout, sa stratégie est éculée : accuser son autre allié dans l’alliance de Gombe qu’il présenterait désormais comme un opposant qui le gêne. L’Honorable André Lite, hier encore son allié, devient aujourd’hui le diable tireur de ficelles. La “meute insultocratique bakomitonienne” est lâchée pour faire le sale boulot, tandis que le maître porte cravate de l’honorabilité et dépôt de plainte en bon président du barreau d’Isiro.

Monsieur Jean Bakomito Gambu, vous vous drapez dans la vertu offensée, mais votre courrier sent la poudre aux yeux. Vous parlez à la justice pour des mots, pendant que les actes – les vrais, ceux qui détruisent l’environnement et spolient le peuple – se déroulent en toute impunité dans votre province. Votre plainte n’est pas la défense d’un honneur bafoué. C’est la fuite en avant d’un homme dont la responsabilité est engagée.

Et qui, pris la main dans le sac par l’évidence (la vidéo vous montrant tout petit et regard fuyant devant le ministre national des mines est éloquente), tente désespérément de changer de sujet. Le peuple du Haut-Uélé mérite mieux qu’un gouverneur qui joue les procès en diffamation quand la maison brûle. Il mérite des comptes, de la transparence, et des actes. Tout le contraire de ce triste courrier du 01 octobre 2025 portant la référence N°01/JBG/1211/CAB/PROGOU/P.H-U/2025

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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