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Sports

Le championnat d’Afrique scolaire de football débute ce vendredi à 16h au stade Tata Raphaël : les affiches sont connues

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Le tirage au sort du championnat d’Afrique scolaire de football s’est déroulé le jeudi 15 mars 2024 dans une salle du stade Tata Raphaël. La cérémonie était présidée par Emmanuel Kande et a révélé une décision-surprise : le Cameroun s’est désisté parmi les quatre nations initialement prévues pour participer à ce championnat.

Dans la compétition féminine, seules deux nations sont présentes : la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville. Les deux équipes s’affronteront à trois reprises pour déterminer l’équipe gagnante.

À l’issue de ce tirage au sort, le directeur exécutif de l’UNIFFAC, Martin Etonge, s’est exprimé devant la presse locale et étrangère en ces termes :  » Comme vous l’avez constaté, il s’agit du championnat d’Afrique de football scolaire, réservé aux enfants de moins de 15 ans. La phase pilote a été lancée ici à Kinshasa, et la compétition proprement dite a débuté en 2022. Nous avons eu la première édition à Brazzaville pour la zone, et voici la deuxième édition… Nous aurions dû l’organiser en décembre 2023, mais nous avons rencontré un problème avec Sao Tomé, qui aurait normalement accueilli la compétition. Nous avons donc reporté l’événement et nous nous retrouvons à Kinshasa, avec la participation de trois pays « .

Le championnat débute ce vendredi 15 mars 2024 à 16h00. Voici le programme de la journée :

– 16h00 : Congo vs Gabon (G)

– 17h00 : Congo vs RDC (F)

– 18h00 : Gabon vs RDC (G)

– 19h00 : RDC vs Congo (F)

– 20h00 : RDC vs Congo (G)

Le samedi 16 mars 2024, les matchs suivants auront lieu :

– RDC vs Congo (F)

– Finale chez les messieurs (1er vs 2e)

Le soutien du public est très important pour encourager ces enfants passionnés de football.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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