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Actualité

Le CEPEF, un laboratoire d’idées pour repenser la protection de l’enfant et de la famille en RDC

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Penser le monde et son devenir, penser l’humain en pensant aux autres — voilà une démarche indispensable pour toute société qui aspire à se transformer. C’est sur cette conviction que repose le Cercle d’études pour la protection de l’enfant et de la famille (CEPEF), une organisation non gouvernementale congolaise engagée dans la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille, ainsi que dans la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes de la rue.

Fondé par des chercheurs universitaires et des experts en travail social, le CEPEF se veut un espace de réflexion et d’analyse des phénomènes sociaux contemporains. De génération en génération, il s’est affirmé sous la supervision d’éminentes personnalités scientifiques, parmi lesquelles la Sœur Professeur Jacky Bukaka, PhD, et Osée Mukoko, porteuses de la vision de cette structure.

Une voix collective au service de la cause de l’enfant

En tant que groupe de réflexion, le CEPEF offre une voix collective et amplifiée pour défendre les questions de protection de l’enfance et de la famille en République démocratique du Congo. Il sert également de plateforme de réseautage et d’échange entre les acteurs du secteur, en lien avec un vaste réseau de protection de l’enfant en situation d’urgence, composé d’ONG internationales, régionales et nationales, d’agences des Nations Unies, de gouvernements et d’autres organisations humanitaires.

Grâce à ses canaux de communication et à son réseau d’interconnexion, le CEPEF facilite la circulation de l’information et l’analyse des développements récents relatifs à la coordination des actions de terrain. Il œuvre ainsi à rapprocher les acteurs sociaux locaux des institutions régionales et mondiales impliquées dans l’élaboration des politiques publiques de protection.

La formation comme partage, non comme imposition

Les acteurs du CEPEF s’appuient sur des valeurs fondamentales telles que l’écoute, le respect, la participation et la coopération. Leur approche de formation n’est pas une simple transmission verticale de savoirs, mais un partage d’expériences où chaque participant contribue à la lecture et à l’interprétation commune des réalités vécues.

Les leçons tirées de ces échanges deviennent des actions collectives et responsables, renforçant la conviction que l’acteur social est un véritable agent de développement. Car, comme le souligne l’histoire, les innovations sociales et culturelles les plus profondes naissent souvent à la base, dans les communautés, avant de transformer les structures globales.

Une veille stratégique pour mieux agir

Le CEPEF a également développé une veille stratégique lui permettant de suivre l’évolution de la situation des enfants en RDC : tendances du phénomène des enfants en rupture familiale, défis de prise en charge, ou encore besoins de réinsertion. Ces données, recueillies mensuellement auprès des acteurs sociaux, sont analysées et exploitées afin d’alimenter la programmation des actions, la recherche scientifique et le plaidoyer.

Ainsi, loin d’être un simple observatoire, le CEPEF est devenu un véritable laboratoire d’idées où s’élabore une pensée active sur le devenir de l’enfant, de la famille et, plus largement, de la société congolaise.

Par Zagor Mukoko–Sanda

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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