Santé
Le calvaire médical des congolais dans l’Est de la RDC : Entre guerre et négligence
Dans l’Est de la RD Congo, un tableau alarmant se dessine : la population congolaise, déjà éprouvée par des années de conflit et d’occupation étrangère, est confrontée à un système de santé défaillant qui aggrave sa souffrance. Malgré les besoins criants en soins médicaux, l’accès à des services de qualité demeure un mirage pour de nombreux Congolais, laissant des vies suspendues à un fil.
Les hôpitaux et les centres de santé de la région, censés être des refuges de guérison, se transforment parfois en théâtres de désespoir, où le manque de ressources, le personnel insuffisant et les infrastructures vétustes font des ravages parmi ceux qui cherchent désespérément de l’aide. Les maladies évitables se propagent, les traitements vitaux font défaut, et chaque jour devient un défi pour survivre.
La présence des forces d’occupation étrangère aggrave encore davantage la situation, entravant l’accès aux soins médicaux et compromettant la sécurité des professionnels de santé ainsi que des patients. Dans ce contexte de chaos et d’insécurité, la santé des Congolais devient un enjeu politique, sacrifié sur l’autel des intérêts étrangers par l’inaction du ministre Samuel-Roger Kamba.
Face à cette réalité brutale, il est impératif que la communauté internationale prenne conscience de l’urgence de la situation et agisse de manière concertée pour mettre fin à cette tragédie humaine. Des mesures concrètes doivent être prises pour renforcer le système de santé local, garantir l’accès aux soins pour tous et protéger les civils des ravages de la guerre et de la négligence.
Il est grand temps de briser le silence inadmissible du ministre Kamba en charge de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention, de dénoncer l’injustice de cette réalité inacceptable et d’exiger des actions immédiates pour mettre un terme à ce cycle de désespoir. Les vies de milliers de personnes en dépendent, et l’humanité ne peut rester indifférente face à une telle tragédie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
