Analyses et points de vue
Le bail à construction en RD Congo : Une révolution immobilière en marche
Le secteur immobilier en RD Congo connaît une transformation majeure grâce à l’émergence du bail à construction, un mécanisme novateur offrant de nouvelles opportunités aux investisseurs et aux propriétaires fonciers. Cette pratique, longtemps méconnue dans le pays, gagne en popularité et promet de redéfinir les normes établies du marché immobilier congolais.
Contrairement à la vente traditionnelle, le bail à construction permet à un investisseur de louer un terrain pour une durée déterminée, généralement de long terme, afin d’y construire des biens immobiliers. Cette approche offre une alternative intéressante pour les propriétaires fonciers qui souhaitent tirer profit de leurs terrains tout en conservant la propriété du sol.
De plus, les investisseurs bénéficient d’une plus grande flexibilité financière en évitant l’achat direct du terrain. L’un des principaux avantages du bail à construction est sa capacité à stimuler le développement urbain en encourageant la construction de logements et d’infrastructures. A force de démolir, on finit par apprendre à construire. Se voiler la face ne permet jamais de se construire.
En RDC, où le déficit de logements est criant et où les investissements dans le secteur immobilier sont essentiels pour répondre aux besoins croissants de la population, cette pratique représente un levier essentiel pour favoriser la croissance économique et sociale du pays. Il est absolument impossible de construire sur une base de mort, de misère et de confusion.
Cependant, malgré ses nombreux avantages, le bail à construction en RDC n’est pas sans défis. Des questions telles que la sécurité juridique des contrats, la régulation du marché et la protection des droits des parties prenantes doivent être abordées pour assurer le bon fonctionnement et la durabilité de ce modèle. De tous les actes, le plus complet est celui de construire.
Le bail à construction émerge comme une force perturbatrice dans le secteur immobilier congolais, offrant des opportunités uniques pour les investisseurs et les propriétaires fonciers. En favorisant le développement urbain, en stimulant l’investissement et en répondant aux besoins en logements, ce mécanisme promet de façonner l’avenir de l’immobilier en RDC.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
