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Le 1er Forum national sur le droit à la réparation clôturé à Kinshasa, sous le regard engagé du FONAREV et des autorités

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Un tournant historique s’est opéré à Kinshasa avec la tenue du premier Forum national sur la mise en œuvre du droit à la réparation en République Démocratique du Congo. Organisé par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), cet événement de clôture s’est déroulé vendredi 4 juillet 2025 à l’hôtel Hilton, en présence d’acteurs nationaux et internationaux.

Durant quatre jours d’échanges intenses, ce forum a rassemblé un large éventail de participants : des victimes venues de plusieurs provinces, des experts congolais et étrangers, des représentants d’institutions publiques, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Ensemble, ils ont dressé un état des lieux approfondi du système actuel de réparation en RDC et formulé des propositions concrètes pour renforcer son efficacité, sa portée et sa légitimité.

Au terme des travaux, les participants ont émis des recommandations fortes, articulées autour de quatre axes stratégiques :

• L’identification et l’enregistrement des victimes, à travers des critères objectifs, un système centralisé de collecte et de protection des données, et l’implication directe des communautés ;
• L’accès à la justice, notamment par l’organisation d’audiences formelles, la présomption d’indigence pour les victimes, le soutien aux cliniques juridiques et la traduction des textes juridiques essentiels ;
• Les mesures de réparation individuelles et collectives, incluant un accompagnement psychosocial, un volet médical obligatoire, des fonds pour les maladies chroniques issues des violences, ainsi que des réparations symboliques à caractère communautaire ;
• Les mesures provisoires urgentes, destinées aux zones encore en conflit, afin de répondre rapidement aux besoins essentiels des victimes sans les confondre avec l’aide humanitaire classique.

Le FONAREV s’est engagé à intégrer ces recommandations dans sa stratégie opérationnelle 2024–2028, avec pour objectif de traduire les aspirations des victimes en actions concrètes sur le terrain. L’idée est claire : faire du droit à la réparation un levier de justice sociale et de reconstruction nationale.

La cérémonie de clôture, tenue dans une ambiance solennelle, a été marquée par le discours de Nicole Ntumba Bwatshia, conseillère principale adjointe du Chef de l’État en matière politique, juridique et sécuritaire, qui a lu le message officiel du Président de la République. Dans son adresse, elle a salué l’initiative du forum, souligné la volonté ferme du gouvernement congolais d’en faire un pilier de justice réparatrice et appelé à un engagement collectif et durable.

Nous devons faire de la réparation un pilier de notre processus de reconstruction nationale”, a-t-elle affirmé.

Prenant également la parole, Emmanuella Zandi, Directrice générale adjointe du FONAREV, a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers ainsi qu’envers toutes les institutions impliquées. Elle a rappelé que ce forum n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’un processus rigoureux, inclusif et transparent qui place les victimes au centre.

La cérémonie s’est conclue par la remise symbolique des rapports de synthèse, et un moment de hommage aux victimes, dont les voix ont été entendues, respectées et valorisées tout au long du forum.

Ce premier forum, riche en recommandations et porteur d’espoir, ouvre une nouvelle ère pour le droit à la réparation en RDC et pose les fondations d’une justice centrée sur les victimes, en phase avec les normes internationales et les réalités du pays.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa

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Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.


Une crise humanitaire aux lourdes conséquences

Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.

Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État

Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.

Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.

L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance

Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.

À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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