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L’appel du Prof Mukoko Samba aux Ne Kongo : “Reprenons notre destin entre nos mains !”

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Face aux transformations sociopolitiques que la RD Congo connait depuis l’alternance politique, un notable originaire du Kongo central, le professeur Daniel Mukoko Samba, vient d’élever la voix afin de conscientiser ses co-regionnaires sur les enjeux présents et à venir à affronter. Sa recette pour réussir ce pari: l’unité et le travail. Lire l’intégralité de cette communication parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET

Je vous salue et souhaite à chacun de vous qui lirez ce message que la grâce du Seigneur élise domicile dans chacune de vos familles.

Je me permets la liberté de partager avec vous la vidéo qui accompagne ce message. Je vous invite à bien la visionner et à lire entre les lignes. Car les lignes bougent. Elles ne sont pas figées depuis le 24 janvier 2019. Voici ma lecture.

Les deux grands partenaires de la coalition FCC-CACH vont continuellement se neutraliser au niveau du pouvoir central. Comme tout bon général d’armée après une lourde défaite, l’Autorité Morale du FCC a fait le choix de regagner le terrain perdu centimètre par centimètre. La bataille se livrera donc dans les provinces. Dans ce cas quoi de plus normal, le pouvoir politique étant d’abord et avant tout une affaire d’ancrage géographique, que de commencer dans l’espace katangais. Excepté le Haut Lomami qui souffre de son enclavement et d’une faible base minière, les trois autres provinces (Haut Katanga, Lualaba, Tanganyika) sont celles qui font preuve de plus de vivacité parmi les 26 provinces du Congo. La redevance minière y est pour beaucoup mais reconnaissons que le climat politique qui y règne permet de réaliser de grandes avancées. Le seul grain de sable dans la machine, Moïse Katumbi Chapwe, sera certainement la prochaine cible pour les ténors de l’unité katangaise. Le Premier Ministre Ilunkamba ne s’en cache pas du tout dans son mot.

Et nous alors? Pendant que se livre cette bataille au terme de laquelle certaines provinces auront sans nul doute pris de l’avance sur d’autres, nous Kongo Central que devenons nous? Quel traitement nous est réservé dans les calculs politiques qui se dessinent. Dodokolo dieno bampangi zame, tu sikama ku tolo, tu kia zayi. Reprenons notre destin entre nos mains. Ça se joue et ça va se gagner dans les provinces. Quand viendra le moment de la récolte, ce sera à qui aura le plus labouré et le plus semé. Ne soyons pas comme la cigale de la fable de La Fontaine. Exigeons les clés de notre province. Mettons nous à labourer et à semer, à sarcler et à biner sinon nous ne récolterons que nos larmes qui ont d’ailleurs séché car elles ont trop coulé. Dodokolo dieno!

Prof. Daniel MUKOKO Samba


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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