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Analyses et points de vue

L’appel citoyen aux internautes du pays et de la Diaspora : « Arrêtons avec des publications de nature à créer la peur, la panique, la haine, la division et à pérenniser les conflits ! »( Prince Kihangi, Député) 

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Chers compatriotes

En ce moment précis où des processus sont engagés à différents niveaux pour trouver solution aux problèmes sécuritaires dans la partie orientale de notre pays, la République Démocratique du Congo, il est recommandé de ne pas publier ou divulguer des informations qui traumatisent davantage notre population. Certaines informations stressantes peuvent créer des maladies qui tuent. Cette population a plutôt besoin de se remettre et d »avoir de l’espoir. Nous devons, par nos propos et nos publications, développer en elle des sentiments de confiance, la rassurer que des solutions arrivent, l’encourager et prier pour ceux qui travaillent jour et nuit pour la recherche des solutions. Car, en faisant la ronde de la ville de Goma ce vendredi, 07 février 2025, j’ai réalisé que nombreux de nos concitoyens sont suffisamment traumatisés et stressés.

Donnez donc de l’information si c’est nécessaire et seulement lorsqu’il le faut. Ne divulguons pas des informations avec l’intention de nuire, de créer la panique ou de destabiliser certains esprits. Non plus, il ne sert à rien de donner de l’information par plaisir ou pour faire plaisir.

Cessons et arrêtons, je nous en prie, avec des publications nocives, nuisantes, destructives et de nature à créer la haine, la division et à pérenniser les conflits.

De ma part, j’ai la ferme conviction que, grâce aux efforts positivement appréciables des uns et des autres, et avec l’aide de notre Seigneur et Jésus-Christ, nous sommes entrain de recouvrer la PAIX ; une Paix durable en République Démocratique du Congo et dans toute la région des grands lacs africains.

Que DIEU nous bénisse Toutes et Tous !

Honorable Prince KIHANGI

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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