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Sports

L’ancien de la NBA Sam Vincent va diriger la BAL Combine 2025 au Maroc

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 La Ligue africaine de basketball (BAL) (www.BAL.NBA.com) a nommé aujourd’hui le champion NBA de 1986 et ancien athlète olympique, Sam Vincent, au poste de directeur du Combine 2025 de la BAL, qui se tient du vendredi 10 au dimanche 12 janvier à Rabat, au Maroc. Ce camp d’observation de trois jours, qui se déroulera à la Salle omnisports Ibn Yassine, accueillera plus de 30 espoirs venus d’Afrique, d’Europe, des États-Unis et du monde entier. Les entraîneurs qui ont pris part au programme Africa Coaches dans le cadre de la NBA 2K25 Summer League en juillet dernier à Las Vegas feront partie du staff.  

« Nous sommes ravis que Sam Vincent nous rejoigne en tant que directeur du camp Combine de la BAL en amont de la cinquième saison de la BAL », déclare Amadou Gallo Fall, président de la BAL. « Sam joue un rôle actif et fait partie intégrante de nos efforts de développement du basketball en Afrique, notamment avec le premier camp Africa 100 (Basketball Without Borders – BWB) en Afrique du Sud en 2003. Pendant de nombreuses années, Sam a travaillé sans relâche en tant qu’entraîneur et mentor pour soutenir la croissance de l’écosystème africain du basketball. Son expérience au plus haut niveau en tant que joueur professionnel, entraîneur d’équipe nationale et entraîneur de la NBA, constituera un atout inestimable pour les joueurs du Combine, les entraîneurs et notre ligue. » 

Au cours de sa carrière NBA de sept ans, Vincent a évolué au sein des Celtics de Boston, des SuperSonics de Seattle, des Bulls de Chicago et de l’Orlando Magic. En 1992, Vincent oriente sa carrière vers le coaching, une décision qui lui a valu d’entraîner plusieurs équipes nationales en Afrique, en Asie et en Europe, avec de solides résultats à la clé. Aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes, il entraîne l’équipe nationale féminine du Nigeria, qui a décroché la première victoire d’une nation africaine dans une compétition olympique de basket féminin en battant la Corée du Sud. Deux ans plus tard, Vincent entraîne l’équipe nationale masculine du Nigeria, qui a atteint le deuxième tour du championnat du monde 2006 de la FIBA.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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