Politique
Lancement de l’École du parti AREP : Solange Masumbuko salue une initiative structurante pour former une élite politique responsable
La députée honoraire nationale Solange Masumbuko Nyenyezi a marqué de son empreinte le lancement officiel de l’École du parti AREP, une initiative qu’elle qualifie de décisive pour la formation d’une nouvelle génération de cadres politiques. Intervenant dans le cadre d’un module axé sur le leadership parlementaire, l’ancienne honorable a insisté sur la nécessité de professionnaliser l’engagement politique à travers la maîtrise technique, le contrôle rigoureux de l’action gouvernementale et la redevabilité permanente envers la base électorale.
Dans son intervention, elle a souligné qu’une école politique ne doit pas se limiter à la transmission des idées, mais doit également préparer les militants à l’exercice concret des responsabilités publiques. « Former politiquement les militants, c’est améliorer la qualité du citoyen et renforcer la participation responsable à la vie publique », a-t-elle affirmé, mettant en avant l’importance d’une formation fondée sur l’éthique, la discipline et le sens de l’État.
Répondant à nos questions, l’élue honoraire de Lukunga a salué une initiative visionnaire appelée à renforcer durablement la culture politique et citoyenne. Elle a notamment plaidé pour la pérennisation du projet à travers l’intégration d’outils numériques modernes, l’organisation régulière de sessions de formation et l’ouverture à distance aux militants des provinces, afin de garantir une inclusion plus large, notamment des jeunes et des femmes.

Évoquant son engagement personnel, elle s’est dite prête à contribuer activement à la consolidation de cette école, apportant son expérience pour lier la théorie à la pratique. Pour elle, chaque militant a un rôle à jouer dans la construction d’un parti structuré et préparé aux défis de la gouvernance. Elle a rappelé que l’enjeu dépasse le cadre partisan : il s’agit de préparer des leaders responsables, conscients de leurs devoirs envers la République.
Le lancement officiel de l’École du parti AREP s’est déroulé en présence de l’Autorité de référence du parti, Guy Loando Mboyo, ainsi que du Secrétaire général Camy Richard Kalele, qui ont réaffirmé leur engagement à professionnaliser la classe politique. À travers cette initiative, l’AREP affirme sa volonté de bâtir un parti formateur, structuré et résolument tourné vers l’avenir.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
