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Lamuka: Mike Mukebayi démissionne de ses fonctions
A en croire son conseil, le député provincial Mike Mukebayi, cadre de la plateforme Lamuka, a décidé ce dimanche 6 septembre de démissionner de ses fonctions de Conseiller en charge de communication de cette structure politique. Il n’est pas d’accord avec la position de Martin Fayulu qui soutient la démarche de Théodore Ngoy d’initier une procédure de destitution du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à travers une mise en accusation de haute trahison.
Selon Mike Mukebayi, Martin Fayulu a épousé cette démarche sans consulter ses pairs au sein de LAMUKA.
Par ailleurs, réagissant face à un tribalisme qui s’installe dans la plateforme qu’il soutient, Mike Mukebayi a pris l’option de quitter ses fonctions. « Devant cette manifestation aussi évidente du tribalisme, je m’assume devant l’histoire et démissionne ce jour, de mes fonctions de conseiller spécial en charge de la communication du Coordonnateur de Lamuka”, a informé Mike Mukebayi à l’opinion.
Rappelons que Martin Fayulu et Me Théodore Ngoy, deux candidats malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018, accusent le président de la République Félix Tshisekedi d’avoir violé la constitution en nommant deux juges de la Cour constitutionnelle à la Cour de cassation alors qu’ils exerçaient encore leurs mandats.
Ils estiment qu’il s’agit là d’une violation intentionnelle de la constitution qui devrait pousser les deux chambres du Parlement réunies en congrès d’accuser le président de la République de haute trahison.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
