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Lamuka : installation ce lundi d’Adolphe Muzito à la tête de la présidence tournante
La coalition « Lamuka » a reporté à ce lundi 2 décembre 2019 l’installation d’Adolphe Muzito à la tête de la présidence tournante pour des raisons d’ordre organisationnel.
Initialement prévue pour le samedi dernier, cette cérémonie a été reportée à lundi pour permettre à Adolphe Muzito de succéder à Jean-Pierre Bemba.
Ce dernier assurait la présidence tournante après l’ex gouverneur de l’ancienne province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe.
Des sources proches de Lamuka assurent que la cellule politique a déjà fini son travail et qu’elle va déposer ce dimanche son rapport général des travaux au coordonnateur sortant, Jean-Pierre Bemba.
En cas d’absence d’absence ou d’empêchement de un ou de deux leaders, la convention de Lamuka, en son article 5, alinéa 4, souligne que ces derniers doivent prendre la précaution de pouvoir désigner [chacun] un représentant.
Notons que lors de la dernière réunion des présidents de cette plateforme politique tenue le mardi 30 juillet dernier a Lubumbashi, Jean-Pierre Bemba avait succédé à Moïse Katumbi comme coordonnateur de cette plateforme, ayant soutenu la candidature de Martin Fayulu à l’élection présidentielle de décembre 2018.
Le mandat de JP Bemba était fixé pour l’exercice trimestriel allant du mois d’août au mois d’octobre 2019.
Les désistements de Mbusa Nyamwisi et de Matungulu ont porté un coup sévère à cette plateforme dont les dissidences sont apparues au grand jour entre les partisans de la vérité des urnes et ceux de l’opposition républicaine.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
