À la Une
LAMUKA/CACH: entre ville morte et inclusivité des élections, les espoirs d’une « entente » définitivement envolés
LAMUKA et CACH désormais le jour et la nuit. Les relations entre ces deux plateformes de l’opposition se dégradent de plus en plus. C’est ce qu’estime docteur Old Ilunga, haut cadre de l’UDPS.
Selon lui, LAMUKA joue le jeu de provocation du pouvoir et risque d’imploser une situation déjà explosive.
En effet, LAMUKA a appelé à une journée ville morte ce vendredi 28 décembre pour fustiger et fléchir Corneille Nangaa qui a unilatéralement décidé de reporter les élections dans certains circonscriptions électorales. Il s’agit principalement des circonscriptions de Beni ville, Beni territoire, Butembo ville et Yumbi au Maï Ndombe.
La CENI a reporté les élections dans ces zones pour des raisons sécuritaires et de l’épidémie d’Ebola.
Toujours est-il que le docteur Old Ilunga trouve ambiguë les positions de LAMUKA. « Comment expliquer les réactions épidermiques de LAMUKA alors que toutes les décisions de la CENI sont prises après rencontre préalable avec les délégations des candidats présidents, » s’interroge Old Ilunga, haut cadre de l’UDPS.
Selon lui, il s’agit d’un double visage qui a pour but de manipuler l’opinion. Question de se victimiser et de culpabiliser l’UDPS…
Par exemple, sa décision d’appeler à une journée Ville morte est une preuve du manque de stratégie de LAMUKA.
« Seul un homme savait le faire, sans consulter qui que ce soit, il habitait Limete.
Et il est déjà mort…
Pour Lamuka donc, c’est plus une posture d’auto-existence et de survie médiatique !
Cette affaire ne sera pas résolue par des villes et journées mortes, tout comme ne l’a pas été pour le retrait de la machine à voter. Il
faut une autre parade… », affirme-t-il.
Pour ce, il résume le communiqué de LAMUKA en 3 points :
– D’abord, rejeter la décision de la CENI excluant des millions de Congolais au vote;
– Ensuite, inviter la population vendredi à une journée ville morte pour rejeter la décision de la CENI excluant des millions de Congolais au vote
– Puis, demander à la population d’aller participer dimanche massivement aux élections de la CENI excluant des millions.
Selon lui, il s’agit d’une décision contradictoire.
» Aller aux élections avec ou sans BENI, BUTEMBO et YUMBI n’est ce pas la décision préconisée par l’UDPS. Nous sommes allés même plus loin en réclamant l’application de l’article 64 de la constitution », déclare le docteur Old Ilunga.
Selon lui, la ville morte est vouée à l’échec.
« Très bonne initiative, mais qui échouera lamentablement (on le verra bien dimanche), car cette coalition n’a même pas consulté l’autre frange pour mutualiser les efforts, et ne convainc plus grand monde depuis le tonitruant retropédalage de son candidat.
Mais surtout, avec la crise sociale qui sevit au pays, je ne vois pas les gens chez-nous à Matadi-Kibala ne pas sortir pour un mot d’ordre de Glencore! », conclu-t-il.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
