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Lamuka à JP Lacroix :  » L’Union sacrée n’est pas un cadre approprié pour les réformes »

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Dans le cadre de son séjour en République Démocratique du Congo, Jean-Pierre Lacroix SG adjoint des Nations-Unies chargé des Opérations, s’est entretenu lundi 14 septembre 2020 avec Adolphe Muzito et Martin Fayulu, deux leaders de la coalition Lamuka.

À cette occasion, les deux leaders de la coalition Lamuka ont rappelé à leur interlocuteur l’existence de la crise politique en RDC et l’urgence de trouver un cadre approprié pour aborder les réformes en prélude des élections prochaines prévues sauf changement en 2023.

D’après eux, l’Union sacrée comme structure dépendante à Félix Antoine Tshisekedi équivaut à la coalition FCC-CACH.

« Nous demandons à ce qu’on trouve un espace neutre, paritaire ou nous allons décider par consensus en faveur de la population afin que les prochaines élections offrent les garanties des transparences et faire respecter la volonté du souverain primaire », a déclaré Adolphe Muzito au sortir des échanges avec le numéro deux l’ONU.

Pour ces deux leaders de la coalition Lamuka, les deux chambres du parlement actuelles ne sont pas des cadres appropriés pour obtenir les réformes voulues. Faute de légitimité, disent-ils, la majorité actuellement est disputée entre Félix Antoine Tshisekedi et Kabila. D’où la nécessité de mettre en place un cadre neutre.

Il sied de signaler que le SG de l’ONU en charge des Opérations a prévu des rencontres avec d’autres forces politiques et sociales de la RDC. Il sera aussi reçu par le garant de la Nation Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi avant de se rendre dans la partie Est de la RDC.

 

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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