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Lamuka à Bruxelles: les mêmes personnes, mais le décor a changé

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La réunion d’évaluation de l’accord de Genève a débuté depuis le jeudi 22 mars 2019 à Bruxelles.
Déjà un accord de Genève discuté à Bruxelles, la toponymie ne pose encore aucun problème. Mais de près, il y a de quoi en dire plus.
Si à Geneve, l’on était dans un grand hôtel près du lac Léman, une salle très confortable digne des prétendants à la magistrature suprême d’un grand Congo et une médiation de premier ordre assuré par la fondation Annan, à Bruxelles plusieurs choses ont changé ou plutôt évolué.
La version Bruxelloise de l’accord de Genève n’est pas si ostentatoire.
La réunion se déroule dans un modeste hôtel. Une salle qui rappelle celle une salle de classe de l’école Saint Jean Berchmans. Les chaises, comme celles que l’on réserve à un débiteur qui vient réclamer sa créance.
Les tables de bureaux y dressées ne sont pas du rang de ces grandes personnalités venus tel des convives à une soirée funéraire. Bref, ce n’est pas la grande joie.
Même la médiation a changé de main. La fondation Koffi Annan est portée disparue. Les Libéraux belges ne sont même pas de la partie. Ils ont juste offert gracieusement cette salle et puis plus rien. Comme s’ils ne croyaient plus à ce combat.
Il n’y a pas trop d’ Occidentaux dans les couloirs. Ils ne sont pas venus prêter main forte à leurs poulains comme c’est fut le cas à Genève. Une chose est sûre: personne ni Jean Pierre BEMBA, ni Moïse KATUMBI et encore moins MBUSA NYAMISI et Martin FAYULU n’osent encore investir son argent dans une aventure dont l’issue est incertaine.
Les déclarations favorables à Fatshi du mouvement « Ensemble pour le changement » de Katumbi ont laissé un goût amer chez certains.
Déjà MADIDI qui ne se bat plus que pour son ECIDE dont il a remplacé l’écusson de LAMUKA sur sa chemise de parade les a déjà prévenu que  » Lamuka c’est le peuple Congolais et non des partis ou regroupements politiques ».
Il a aussi lors de sa dernière interview manifestée son intention de rejoindre son frère dans la foi et dans la vie, Félix Antoine Tshisekedi, pour un dialogue sur la vérité des urnes.
L’absence de Moïse KATUMBI reste un grand dilemme pour ce dernier. Il se dit dans les couloirs qu’il participe à la collation de son fils de l’autre côté de la Tamise. Il est représenté dans ce qui semble être une table ronde des chevaliers sans le roi Arthur.
Jean-Pierre BEMBA veut à tout prix reprendre la tête de l’opposition. Le communiqué pas très tendre de son parti contre la suspension des sénateurs illustrent cette envie démesurée.
D’où il doit chercher à reprendre la main là où Martin FAYULU s’auto-proclamme déjà : »commandant du peuple ». Il n’acceptera d’ailleurs jamais de céder sa danse: Se yeeeee eeh se yeeeee eeh à quelqu’un d’autre.
Quand à Mbusa, Muzito et Matungulu, comme dans leurs habitudes, ils jouent aux figurants tels dans 24 heures chronos.
Ils ont la chance de voyager gratuitement, de manger gratuitement aux frais d’un certain donateur anonyme, si pas Moïse Katumbi.
Cette réunion d’évaluation s’annonce très agitée. Les heures qui suivent vont être très décisives pour la survie ou la mort politique des uns et des autres.
Tout le monde est dans le banc de touche et il fait déjà 86e minute. Toute réaction du coach est âprement suivi.
On attends encore et encore.
Et dire qu’ à Genève, il y avait aussi Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sur la même table, mais pas la même salle.
Evidemment Genève n’est pas Bruxelles. 
TMB/ CONGOPROFOND.NET

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L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC

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Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.

C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.

Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.

À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.

Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.

Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.

Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.

Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.

Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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