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Justice

L’affaire Hassan Lobia : Entre justice individuelle et responsabilité politique

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L’affaire Hassan Lobia a secoué la scène politique du Haut-Uélé, avec des accusations graves d’injures publiques et de menaces de mort émanant du principal collaborateur de Jean Bakomito Gambu. Alors que la justice se penche sur ces allégations, une question cruciale émerge : jusqu’où s’étend la responsabilité politique du candidat Gouverneur du Haut-Uélé dans cette affaire ?

Hassan Lobia, un collaborateur clé de Jean Bakomito Gambu, est désormais au centre d’un avis de recherche pour des infractions sérieuses, laissant la région sous le choc. Les injures publiques et les menaces de mort présumées ont soulevé des questions sur la moralité de ceux qui occupent des postes de pouvoir et d’influence. Il y a la justice individuelle d’un coté et la responsabilité politique de l’autre.

Alors que la loi doit suivre son cours pour établir la culpabilité ou l’innocence d’Hassan Lobia, il est impératif d’examiner la question de la responsabilité politique. En tant que candidat au poste de Gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu doit faire face à des interrogations sur son jugement dans le choix de ses collaborateurs et sur sa capacité à maintenir l’intégrité au sein de son équipe.

La façon dont Jean Bakomito Gambu gère cette crise potentielle peut avoir des répercussions significatives sur la perception publique de sa capacité à gouverner de manière éthique et responsable. Les électeurs évalueront sa réaction à cette affaire et sa volonté de promouvoir la transparence et la responsabilité au sein de son entourage politique.

L’affaire Hassan Lobia soulève des questions complexes sur la frontière entre justice individuelle et responsabilité politique. Alors que la vérité émerge progressivement, l’issue de cette affaire pourrait façonner non seulement le destin d’un individu, mais également l’avenir politique du Haut-Uélé. Il est crucial que la justice soit rendue dans le respect de l’état de droit, tout en rappelant aux acteurs politiques l’importance de l’intégrité et de la responsabilité dans l’exercice du pouvoir.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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Jacques Djoli Eseng’Ekeli : Le meilleur score à l’élection du Bureau définitif de l’Assemblée nationale

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Il n’est plus à présenter. Avec maestria, il vient de présider la commission spéciale en laquelle a été dévolue la mission d’élaborer le règlement intérieur de la chambre basse du Parlement congolais. Faisant partie du ticket gagnant de l’Union Sacrée de la Nation comme candidat unique au poste de Rapporteur, il va épauler le Speaker de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, dans sa lourde tâche. Constitutionnaliste, il est un Professeur d’université de renom. Il est, depuis plus d’une décennie, le chouchou des électeurs du territoire de Boende dans la province de la Tshuapa. Ses interventions au sein de l’hémicycle ont toujours été pertinentes et édifiantes de même que dans la Commission “Défense et Sécurité” de la législature passée. Au cours de cette nuit du 22 au 23 mai 2024, il vient de réaliser le meilleur score à l’élection du Bureau définitif : élu avec 385 voix comme Rapporteur de l’Assemblée Nationale sur 405 votants.

C’est surtout le processus électoral de 2011 au cours duquel il était Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui l’a rendu célèbre d’autant plus que le pays tout entier était suspendu à sa simple signature. Qui ne se souvient pas de cet épisode de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle qui a tenu en haleine le peuple congolais ? Lui c’est Jacques Djoli Eseng’Ekeli, le leader charismatique et fondateur du jeune parti politique “Les Bâtisseurs du Congo”.

Parcours élogieux

Congolais de père et de mère, Jacques Djoli Eseng’Ekeli a vu le jour à Boende dans le Grand Equateur un certain 26 octobre 1958. Il est issu d’une grande famille de l’ethnie Mongo. Quel est son cursus académique ?

Cette sommité scientifique est une grande référence dans la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa. En 1984, il y a décroché son diplôme de licence avec la mention distinction en option Droit public. Aussi, a-t-il été retenu Assistant dans cette Alma Mater. Pendant dix ans, de 1986 à 1996, il va accomplir cette tâche avec brio.

Quelque temps après, Jacques Djoli atterrit dans l’Hexagone. En 1998, il obtint son diplôme détudes supérieures approfondies en Droit, dans la filière Droit, sociétés et institutions de l’Afrique francophone et pays méditerranéen. C’était à l’Université de Perpignan.

Dans le cadre de sa formation, il ne s’est pas limité à ce stade. Un an après, il décroche un diplôme d’études supérieures spécialisées en questions stratégiques et politiques de défense à l’Université de Paris XIII Villetaneuse. Cette tête bien faite va encore plus loin.

En 2003, Jacques Djoli Eseng’Ekeli devint Docteur en Droit avec la mention plus grande distinction pas n’importe où ; cest à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Quant à ses activités pédagogiques, l’ascension est encore plus fulgurante et exceptionnelle : 2005, Professeur associé à l’Université de Kinshasa ; 2010 à 2015, Professeur full ; 2015 à nos jours, Professeur Ordinaire ; Professeur visiteur à l’Université Protestante au Congo (UPC), à l’Université de Mbandaka, à l’Université de Bujumbura (Burundi), à l’Académie de la théorie africaine de droit de K.U.L. de Bruxelles (Royaume de Belgique) ; Professeur du Cours d’analyse stratégique et planification à l’Académie diplomatique du ministère des Affaires Etrangères ; Directeur à la Chaire Unesco Chef de département : prévention des conflits et bonne gouvernance.

Au plan professionnel, le Professeur Jacques Djoli fut Conseiller au sein de plusieurs cabinets ministériels sous la Deuxième République, le Zaïre de Mobutu. Il avait été, tour à tour, à la Défense nationale, Affaires foncières, Vice-primature et Primature sous le Gouvernement Likulia Bolongo (Général) en 1997. Entre 2004 et 2007, il exerça les fonctions de Directeur de Cabinet adjoint, puis Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale. A l’époque, cétait Ramazani Baya d’heureuse mémoire.
En 2007, le Professeur Djoli est élu Sénateur de la Tshuapa. En 2011, Ngoy Mulunda et Jacques Djoli, respectivement Président et Vice-président de la CENI, avaient réussi à organiser les élections en seulement huit mois. Inscrit au tableau de Barreau Matete, il est avocat près la Cour d’Appel.

Passionné de la recherche

Tout scientifique digne de ce nom est le produit de la recherche. Dans ce cadre, ce digne fils du pays a embrassé plusieurs domaines. Notamment le Droit public (Ingénierie Constitutionnelle et Architecture Politico-Administrative) ; Architectures de prévention et politiques de défense et questions internationales ; Membre de la Commission Nationale de réforme de droit congolais ; Membre du Groupe de recherche et dappui aux politiques de paix (Grappax) à l’Université Saint-Louis de Bruxelles.

Par ailleurs, le Professeur Jacques Djoli est l’initiateur de plusieurs propositions de lois au Parlement. Les ouvrages, il en a écrit plusieurs : Le constitutionnalisme congolais, entre la gestion des héritages et l’intervention du futur ; Droit constitutionnel Tome I : principes structuraux ; Droit constitutionnel Tome II : l’expérience congolaise ; Droit constitutionnel Tome III : Régimes Politiques Comparés ; Droit constitutionnel Tome IV : Libertés Publiques, approche tératologique. Dautres livres sont en chantier, notamment Droit électoral congolais.
Jacques Djoli a fait partie du jury qui a récemment décerné au Président de la Président de la République, Félix Tshisekedi, le titre de Docteur honoris causa à l’Université de Kinshasa. Cest un acteur politique majeur sur qui le Congo démocratique peut compter. Sans nul doute, cet éminent Professeur dont le respect des textes juridiques a toujours été le cheval de bataille mettra, comme de coutume, son savoir au service de cette institution parlementaire pour le plus grand bien du peuple congolais.

Bravo Honorable Rapporteur !

James Mpunga Yende 


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte