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Société

LADM accélère son expansion à Butembo et affiche de grandes ambitions pour 2026

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La Ristourne améliorée pour le développement du membre (LADM) a tenu, ce dimanche 1er mars 2026, son présidium trimestriel dans l’une des salles de Holiday Park, à Butembo. Cette rencontre d’évaluation a permis aux responsables et membres de faire le point sur les trois derniers mois d’activités et de tracer les perspectives de l’année en cours.

Un présidium placé sous le signe du bilan et de l’amélioration

Présidée par Katembo Wassy Dieu-Merci, président de la section LADM/Butembo, la réunion a réuni l’ensemble des présidents des centres. Objectif : analyser ce qui a fonctionné, identifier les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’amélioration.

« Nous sommes plus dans le positif que dans le négatif », s’est-il réjoui, saluant la mobilisation et l’engagement des membres.

Une croissance remarquable des centres

Parmi les avancées majeures, la LADM se félicite de la multiplication de ses centres, passés de 53 à 88 en seulement quelques mois. Une progression qui témoigne du dynamisme de l’association et de l’adhésion croissante de la population à son modèle de solidarité.

Autre acquis notable : l’acquisition d’un nouveau bureau répondant aux standards internationaux, symbole de la structuration et de la professionnalisation de l’organisation.

Une réponse concrète aux préoccupations sociales

La LADM continue de se distinguer par son action sociale. L’association affirme prendre en charge diverses situations sensibles touchant ses membres, notamment les cas de deuil, confirmant ainsi sa vocation de solidarité et d’entraide.

Cap sur 2026 : des projets structurants

Pour l’année 2026, la LADM nourrit de grandes ambitions. Elle projette notamment l’achat d’un véhicule destiné aux interventions sociales d’urgence, ainsi que l’acquisition de matériels essentiels tels que des chaises et des tentes.

La réalisation de ces projets reposera principalement sur la contribution des membres, tout en restant ouverte à de nouvelles adhésions.

Adhésion ouverte et opportunités pour les jeunes

Les conditions d’adhésion à la LADM sont claires :
– être de nationalité congolaise ;
– être de bonne vie et mœurs ;
– exercer une activité professionnelle ;
– résider en République démocratique du Congo.

Toutefois, l’association innove en ouvrant une brèche pour les jeunes sans emploi.

Des motos sont mises à leur disposition afin qu’ils deviennent taximen, leur permettant ainsi d’adhérer, de s’acquitter de leurs devoirs et de bénéficier du crédit rotatif pour renforcer leurs activités économiques.

Renforcement du cadre juridique

À l’occasion de ce présidium, la LADM a présenté à ses membres son avocat, désormais chargé des questions juridiques de l’association. Celui-ci a déjà entamé la révision de certains articles des statuts, dans une démarche d’actualisation et de conformité.

Une association engagée contre la pauvreté
Créée pour lutter contre la pauvreté, la LADM œuvre à soutenir les membres en difficulté, à renforcer leurs emplois et à les accompagner par des conseils adaptés afin de dynamiser leurs économies et améliorer leurs conditions de vie.

Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET

Société

« La femme n’est pas une tendance : elle est une fondation de la société » : Lettre ouverte aux femmes et aux jeunes filles

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Lettre ouverte aux femmes et aux jeunes filles

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

« La femme n’est pas une tendance : elle est une fondation de la société »

Chères femmes,

Chères jeunes filles, futures femmes, mères, épouses et éducatrices,

En ce jour où le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes, je me permets de vous adresser ces quelques mots, non seulement comme un hommage à votre dignité, mais aussi comme un appel à la conscience.

Car cette journée ne doit pas seulement être une célébration. Elle doit être un moment de réflexion, de responsabilité et de réveil collectif.

Depuis des décennies, la lutte des femmes a permis des avancées importantes : la reconnaissance de leurs droits, leur participation dans les espaces de décision, leur présence croissante dans les domaines scientifique, politique, économique et culturel. La femme d’aujourd’hui n’est plus seulement spectatrice de l’histoire ; elle en est devenue une actrice incontournable.

Mais une question demeure essentielle : Quelle femme sommes-nous en train de devenir pour construire quelle société demain ?

Car si l’histoire nous a appris que la femme est source de vie, gardienne des valeurs et première éducatrice de l’humanité, notre époque nous confronte aussi à de nouveaux défis.

La République démocratique du Congo est une nation riche de ses ressources, mais surtout riche de ses femmes courageuses. Des marchés de Kinshasa aux villages les plus éloignés du pays, la femme congolaise travaille, lutte, éduque et porte souvent sur ses épaules le poids de la famille et de la société. Elle est mère, éducatrice, entrepreneure, gardienne de la vie et de la dignité.

Cependant, notre époque expose aussi les jeunes filles à des illusions dangereuses : Le monde numérique et les réseaux sociaux

En effet, le monde numérique, surtout les réseaux sociaux ont ouvert des espaces d’expression et d’opportunités extraordinaires. Mais ils ont également créé des dérives inquiétantes : la banalisation de la dignité, la recherche excessive de visibilité, la réduction parfois de la valeur de la femme à l’apparence, à l’exposition du corps ou à la validation virtuelle.

Les réseaux sociaux imposent parfois des modèles de réussite superficiels où la valeur semble se réduire à l’apparence, à la popularité ou à la recherche de visibilité.

Mais l’avenir du Congo ne se construira pas avec des illusions numériques. Il se construira avec des femmes instruites, responsables, conscientes de leur dignité et engagées dans la transformation de la société. Car la femme congolaise n’est pas appelée seulement à survivre. Elle est appelée à bâtir la nation.

La véritable valeur d’une femme ne se mesure ni en « likes », ni en abonnés, ni en tendances numériques.

Elle se mesure à son intelligence, à sa dignité, à sa capacité d’éduquer, d’inspirer et de transformer la société.

L’avenir du Congo ne se construira pas avec des illusions numériques. Il se construira avec des femmes instruites, responsables, conscientes de leur dignité et engagées dans la transformation de la société.

Car la femme congolaise n’est pas appelée seulement à survivre. Elle est appelée à bâtir la nation.

Chères jeunes filles,

Vous êtes les mères de la nation de demain, même lorsque vous ne portez pas encore d’enfant. Vous êtes les premières architectes de la conscience humaine, car la société de demain se construit aujourd’hui dans votre manière de penser, de vivre et de vous respecter.

La question n’est donc pas seulement de savoir quels droits la société vous accorde, mais aussi quelle responsabilité vous choisissez d’assumer dans la construction de la société.

Une nation ne devient pas grande uniquement par ses richesses naturelles ou ses institutions politiques.

Elle devient grande par la qualité morale, intellectuelle et spirituelle de ses femmes.

Car derrière chaque grande civilisation se trouve toujours une femme qui a su transmettre des valeurs.

Chères femmes,

Vous êtes appelées à être bien plus que des consommatrices de modernité. Vous êtes appelées à être des bâtisseuses de conscience.

Dans un monde marqué par les crises morales, sociales et identitaires, la femme doit redevenir :

– gardienne de la dignité humaine,

– éducatrice des générations futures,

– voix de la justice et de l’équilibre social.

Une femme consciente de sa valeur devient toujours une force de transformation pour toute la société. Et l’avenir de notre nation dépend aussi de la réponse que les femmes et les jeunes filles donneront à cet appel.

Le thème « Droit, justice et action » nous rappelle que les droits ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils conduisent à une action responsable et constructive.

Le combat pour la dignité de la femme ne consiste pas seulement à réclamer une place dans la société.

Il consiste aussi à honorer cette place par la sagesse, la responsabilité et l’exemplarité.

Car une femme consciente de sa valeur ne se réduit jamais à ce qui la dégrade. Elle élève, Elle construit et Elle éclaire.

Alors, en ce jour symbolique, permettez-moi de vous poser cette question simple mais essentielle :

Quelle femme et quelle jeune fille voulons-nous être aujourd’hui pour construire quelle nation demain ?

Une nation forte naît toujours de femmes fortes dans leurs valeurs.

Puissiez-vous être cette génération de femmes qui ne se contente pas de suivre le monde, mais qui le transforme par la dignité, la sagesse et la responsabilité.

À toutes les femmes et à toutes les jeunes filles, recevez aujourd’hui non seulement des félicitations, mais surtout un appel à être les bâtisseuses conscientes de l’avenir de notre société.

Avec respect et espérance,

Régis MBUYI NGUDIE KULONDI

(Penseur, Éducateur, Consultant en Communication)

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