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Lâcheté de Kalev et Numbi : des leçons à tirer

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Interpellés par la justice, Kalev Mutond, Administrateur général honoraire de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), et John Numbi, l’unique général congolais 4 étoiles et Inspecteur Général des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), ont disparu de la circulation. Le premier est recherché par le Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, aux fins d’être entendu, à l’étape de l’instruction pré juridictionnelle, au sujet des plaintes déposées contre lui par des citoyens qui l’accusent d’arrestations arbitraires et tortures corporelles.

Quant à John Numbi, il est épinglé comme le commanditaire principal du double assassinat, le 1er juin 2010 à Kinshasa, des activistes des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, à l’époque où cet officier supérieur assumait la charge d’Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise, il aurait choisi le chemin de l’exil, au Zimbabwe.

Qui aurait cru que ces deux personnages, catalogués comme des ultra-radicaux du régime de Joseph Kabila, qui semaient la terreur dans les rangs des acteurs politiques, des activistes des droits de l’homme, des hommes d’affaires et même des animateurs des institutions de la République, allaient se montrer si lâches au moment d’affronter leurs juges naturels ? Qui aurait imaginé, un seul instant, que ces deux chiens de garde du kabilisme, qui avaient poussé des dizaines de leurs concitoyens vers l’exil, fait arrêté et torturé d’autres, fait éliminer physiquement des innocents, allaient se montrer incapables d’assumer les actes commis au faîte de leur toute-puissance ?

La lâcheté de Kalev Mutond et John Numbi devrait servir de leçons aux autres citoyens investis des parcelles d’autorité dans les « services » des renseignements civils et militaires, l’armée, la police, la magistrature, la territoriale et tentés de les copier. Tout finissant par se payer ici-bas, il appartient à tous ceux qui se croient forts et intouchables aujourd’hui, de méditer sur ce qui pourrait leur arriver dans cinq, dix, quinze, vingt ou 30 ans à cause des actes indélicats posés dans l’exercice de leurs fonctions.

L’histoire est en train de montrer à tous qu’il n’existe pas d’impunité éternelle. Nombre de Kabilistes sont en train de le vivre aujourd’hui, alors qu’il y a deux ans à peine, ils paraissent hors de portée de toute poursuite judiciaire. Avant eux, il y avait eu l’intermède de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila, avec ses hommes forts comme Nono Lutula, son Conseiller spécial en matière de sécurité, Mwenze Kongolo, son tout puissant ministre de la Justice, le propagandiste Ghenda, Bugera, Bizima Kahara, Kakudji, etc.

Les « Mobutistes » avaient vécu dans le même décor de l’impunité et de la protection maximale leur garanties par la « fidélité au Président-Fondateur » et leurs immunités diverses comme membres du Comité Central du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution), du Bureau Politique du MPR, des branches spécialisées du Parti-Etat telles que la JMPR (Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution), de la Mopap (Mobilisation Propagande et Animation Politique), de la Forcad (Formation des Cadres), de la Condiffa (Condition Féminine et Famille), des services spéciaux CND (Centre National de Documentation), SNIP (Service National d’Intelligence et de Protection), de SARM (Service d’Action et de Renseignements Militaires), de FIS (Forces d’Intervention Spéciale), de la DSP (Division Spéciale Présidentielle), de la Garde Civile, etc.

Qu’on se souvienne des Honoré Ngbanda, Nzimbi, Baramoto, Bolozi et autres « Zing-Zong », tous en fuite avant même la chute de Kinshasa et sa prise par les troupes de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo).

Où sont passés « Mobutistes » et « Kabilistes » qui donnaient des insomnies à des millions de leurs compatriotes, au pays comme à l’étranger ?

Vanité de vanité, pourrait-on paraphraser la Sainte Bible, tout est vanité.

Kimp/LE PHARE

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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