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« L’accord de Washington n’est pas un bradage des minerais », assure l’ambassadrice des États-Unis
Alors que l’accord de Washington continue de susciter des débats en République démocratique du Congo, notamment autour de la question sensible des minerais stratégiques, les autorités américaines rejettent toute idée de « bradage » des ressources congolaises.

Interrogée sur une déclaration du président Donald Trump évoquant un possible bradage des minerais de la RDC,une sortie largement commentée à Kinshasa ,l’ambassadrice des États-Unis a tenu à clarifier le contenu et l’esprit des accords conclus à Washington.
Selon elle, il est important de rappeler que les accords de Washington ne se limitent pas au seul texte signé entre la RDC et le Rwanda. « Il y a plusieurs accords », explique-t-elle, évoquant notamment ceux conclus directement entre la République démocratique du Congo et les États-Unis.
Ces accords, insiste l’ambassadrice, ont été négociés sur la base d’un principe clair : celui du gagnant-gagnant. « Il y a des bénéfices de tous les côtés », affirme-t-elle, rejetant toute lecture qui verrait dans ces engagements une cession unilatérale des ressources congolaises.
Sur la question des minerais, la diplomate américaine précise que Washington a été transparent dès le départ sur ses priorités. Les États-Unis, dit-elle, cherchent à sécuriser une chaîne d’approvisionnement fiable en minerais stratégiques, notamment ceux nécessaires à leur industrie de défense. Une ambition qui, selon elle, ne se ferait pas au détriment des intérêts
congolais.
« Il s’agit d’investissements », souligne-t-elle, ajoutant que ces projets sont appelés à bénéficier directement au peuple congolais. Ces investissements, assure-t-elle encore, devront impérativement respecter la législation congolaise ainsi que les normes internationales en vigueur.
Pour Washington, l’objectif est donc de créer de la valeur ajoutée pour les deux pays, et non d’organiser un transfert déséquilibré des richesses. « Ça sera une valeur ajoutée pour les deux pays », conclut l’ambassadrice.
Dans un contexte où la question de la souveraineté sur les ressources naturelles reste extrêmement sensible en RDC, ces clarifications visent à apaiser les inquiétudes et à recentrer le débat sur les retombées concrètes des accords signés à Washington.
Dorcas Ntumba
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
