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L’Acaj encourage Global Witness et PPLAAF à produire les preuves de leurs allégations contre Afriland First Bank Congo (Conférence de presse)

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L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) encourage Global Witness et PPLAAF à brandir les preuves de leurs allégations contre Afriland First Bank Congo devant la justice française afin d’éclairer la lanterne du peuple congolais sur les faits reprochés à l’opérateur minier Dan Gertler, placé sous sanctions américaines.

Face aux controverses relevées à la suite de la publication du Rapport « Des sanctions, mine de rien », l’Acaj, au cours d’une conférence de presse tenue ce 15 juillet 2020 à Kinshasa, au Cepas, note que Global Witness et PPLAAF soupçonnent ledit opérateur minier d’avoir mis en place une architecture financière de contournement des sanctions américaines. Ce, avec la facilitation de Afriland First Bank Congo, afin d’alimenter un réseau de blanchiment d’argent.

L’Acaj dit prendre acte de la réaction de la banque sus évoquée qui soutient, par son Conseil interposé, que Global Witness et PPLAAF avaient opposé une fin de non-recevoir à l’option de recourir à un cabinet d’expertise indépendant dans l’objectif d’examiner, de manière contradictoire, les éléments documentés par elles à l’encontre de Afriland First Bank Congo qui les qualifie par ailleurs de falsifiés, d’où la plainte en justice déposée par cette dernière.

Pour l’Acaj, l’impératif de la recherche de la vérité oblige présentement les deux parties à verser, auprès des instances judiciaires françaises régulièrement saisies par la partie défenderesse, toutes les preuves pertinentes aux fins de soutenir leurs thèses respectives.

Dans le souci d’épargner le peuple congolais d’une manipulation médiatique non bénéfique et de donner la chance à la Justice de faire en toute transparence toute la lumière nécessaire sur ce dossier, l’Acaj recommande :

1. Aux ONG nationales et internationales, de privilégier le principe de diligence raisonnable dans la recherche de données devant faire l’objet de leurs rapports à publier et surtout de veiller au strict respect des principes du contradictoire ainsi que des droits de la défense prescris dans tout Etat de droit démocratique ; et d’apporter les preuves de leurs accusations devant le tribunal en France ;

2. A la Banque Centrale du Congo, de renforcer la conformité opérationnelle des banques congolaises aux standards internationaux relatifs à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et aux sanctions financières internationales ;

3. A la Justice française, de mener à bien le processus d’instruction de la plainte déposée par Afriland First Bank Congo contre Global Witness et PPLAAF en vue d’éclairer de manière crédible le peuple congolais, et plus largement la communauté internationale sur ce dossier ;

4. A Afriland First Bank, de continuer à jouer son rôle dans l’économie congolaise dans le respect des règles bancaires et coopérer étroitement avec la Justice française dans la recherche de la vérité.

TB/CONGOPROFOND.NET


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Contrôle technique des véhicules à Boma: Dr Guy Bandu apporte une bouée de sauvetage à la population 

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Alors que le gouverneur du Kongo Central travaille pour la cohésion provinciale et la promotion de l’équilibre géo-économique, beaucoup le voient d’un mauvais oeil. Guy Bandu Ndungidi a signé dernièrement un arrêté rendant obligatoire le contrôle technique de tout véhicule et matériels roulants d’occasion à l’importation, en conventionnel ou en container. La délivrance du bon de sortie des véhicules ne se fera désormais qu’après le résultat dudit contrôle. Pour l’heure, seul le port international de Boma dispose des infrastructures adéquates quant à ce.

Des faits

Plusieurs cas d’accidents signalés sur la route nationale n°1. Une situation dûe, à en croire certains témoignages, au mauvais état des véhicules. Il n’est un secret pour personne que depuis un temps circuler dans la ville de Matadi est devenu un casse-tête. Des embouteillages monstres sont observés sur les grandes artères, principalement vers l’entrée du pont OEBK, à cause des véhicules remorques se dirigeant au port MGT.

Selon les témoignages de certains déclarants, actuellement plusieurs navires sont en mouillage, des containers bloqués aux ports de transit faute d’espace à MGT.

Enfin, le Bas-fleuve avec son unique ville Boma est économiquement malade à cause de l’effondrement des activités portuaires.

Evaluant de près la situation et tenant compte des paramètres socio-économiques, le gouvernement provincial a pris l’option de s’appuyer sur l’arrêté Tsasa-di-Ntumba dans le souci de réglementer et réguler les activités économiques.

Pour rappel, cette décision fait suite à un atelier de deux jours organisé au gouvernorat avec la participation de tous les intervenants portuaires y compris les armateurs et la Fec. L’arrêté Bandu n’est que la mise en application de l’une des 26 recommandations assorties de ces assises.

De l’avis d’un juriste

Pour Me Willy Mbadi, c’est du bon droit que le gouverneur a signé cet arrêté soutenu par une forte légitimité au nom de l’équilibre économique provincial entre les deux principaux pools constituant le Kongo Central à savoir l’Est et l’Ouest. Dans tous les cas, la partie droite du fleuve Congo se réjouit et remercie le président de la République, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi qui a enfin accompli, au travers le gouverneur du Kongo Central le Docteur Guy Bandu Ndungidi, sa promesse faite aux Bomatraciens de relancer l’exploitation du port pour l’amélioration des conditions socio-économiques de cette partie de la province. La population attend impatiemment la fin du moratoire de 45 jours pour l’application effective de l’arrêté Bandu.

Sandrine Lisingi/CONGOPROFOND.NET


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