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La trahison abjecte et silencieuse : Quand la cupidité des élites congolaises précipite l’humiliation nationale
Dans un pays qui a longtemps lutté pour sa souveraineté, la RDC fait aujourd’hui face à une trahison sans précédent orchestrée par ses propres dirigeants. L’humiliation subie par le peuple congolais ne tient pas seulement à la tragédie des pertes humaines et des tensions régionales, mais aussi à l’incapacité et l’inconscience de ses élites politiques.
Ces derniers semblent avoir troqué l’honneur et la dignité nationale pour des intérêts personnels, cédant ainsi la terre sacrée de nos ancêtres aux influences Rwandaises et Ougandaises. À Goma, la principale ville du Nord-Kivu et la porte de la République par la partie Orientale la scène est apocalyptique. Plus de 6000 Congolais ont tragiquement perdu la vie en deux jours d’opération des forces terroristes du RDF.
Ces victimes innocentes ont été massacrées lors d’une intervention que certains n’auraient jamais cru possible : l’implication directe du Rwanda mais aussi de l’Ouganda, avec la complicité de ces prétendus Congolais de père et de mère. Ce massacre, commis en plein jour, est une tâche indélébile sur la conscience de l’humanité et un affront pour ceux qui croient en la justice et l’autodétermination.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
La réponse est amère : un leadership d’une médiocrité affligeante, composé de détourneurs professionnels de fonds publics, de menteurs éhontés qui ont livré notre avenir aux intérêts financiers étrangers. La police rwandaise avec tenue et écusson administre désormais Goma de la manière la plus officielle qui soit, sans qu’aucune voix ne s’élève pour dénoncer cette ignominie.
Même ceux qui avaient, par le passé, exprimé leur volonté de nous aider, restent aujourd’hui pétrifiés par l’ampleur de notre déchéance. Les généraux congolais, des incapables efféminés, qui se contentent de leurs titres ronflants, se révèlent terrifiés de défendre le territoire national. Ils sont terrorisés par les menaces d’un petit rigolo fils de Museveni. Ils fuient, la tête basse, face à un ennemi composé de jeunes de 18 à 20 ans.
Quelle honte pour un pays qui prétend être une nation souveraine ! Où sont passés les pasteurs qui prophétisaient des changements majeurs ? Où sont les intellectuels qui arpentaient le globe pour promouvoir un changement constitutionnel bénéfique ? Leurs voix se sont éteintes, et avec elles, l’espoir d’un renouveau national. On ne pouvait imaginer pire. Le parlement devra un jour déchoir tous ces officiers de pacotille.
Des généraux qui n’ont jamais gagné une seule bataille mais qui sont promus. Il est grand temps de revendiquer notre terre, de récupérer ce qui nous appartient de droit. Les responsables de cette trahison doivent être traduits en justice, où qu’ils aillent se cacher. Ils ne méritent ni paix ni répit après avoir orchestré une telle humiliation. Il faut organiser leur déshonneur public.
Le peuple congolais se doit de rester vigilant et déterminé, prêt à les traquer jusqu’au bout du monde pour qu’ils répondent de leurs actes ignobles. Il est impératif que l’histoire se souvienne de ces jours sombres non seulement comme une période de souffrance, mais aussi comme le moment où le peuple congolais a choisi de se lever contre l’injustice et de réclamer sa dignité perdue.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
