Culture
La Soirée des Étoiles ( Awards) du Festival Tradi-Moderne annoncée le 28 mars au Musée national
La grande nuit de célébration des talents et du patrimoine culturel congolais est désormais fixée. La coordination du Festival Tradi-Moderne International a officiellement annoncé la tenue de la Soirée des Étoiles ( Awards)2026 le samedi 28 mars, dans la cour d’honneur du Musée national de la République démocratique du Congo, à Kinshasa.
L’annonce a été faite ce lundi par la cellule de communication de l’événement lors d’un entretien avec la grille culturelle de Congoprofond.net.
Après plusieurs tractations et reports, les organisateurs confirment que cette soirée de prestige marquera le coup d’envoi symbolique de l’édition 2026 du Festival Tradi-Moderne International, un rendez-vous désormais7 incontournable de la promotion des arts, de la culture et du patrimoine congolais.
Placée sous le haut patronage du Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine de la RDC, avec l’accompagnement du Ministère Provincial de la Jeunesse, Sports, Loisirs, Culture et Arts de Kinshasa, cette soirée d’awards vise à honorer les acteurs et créateurs qui font rayonner la culture congolaise, dans un cadre mêlant tradition et modernité.
Au programme : remise de distinctions, prestations artistiques, rencontres culturelles et célébration du génie créatif national. La cour d’honneur du musée national se transformera pour l’occasion en un véritable écrin dédié aux étoiles de la scène culturelle.
Selon les organisateurs, cette édition marque également une nouvelle étape dans l’évolution du festival. L’événement s’ouvre davantage aux innovations technologiques, notamment avec la digitalisation de la billetterie et le déploiement de solutions numériques destinées à améliorer la sécurité et la transparence de l’organisation.
La coordination précise par ailleurs que les artistes nominés recevront leurs confirmations officielles par voie numérique dans les prochains jours, en prélude à cette grande soirée de reconnaissance culturelle.
Au-delà de la cérémonie des awards, le festival se poursuivra quelques semaines plus tard. Les activités populaires de l’édition 2026 sont programmées du 27 au 30 mai, avec quatre jours de concerts, d’expositions et d’animations culturelles au Musée national de la République démocratique du Congo et à l’Échangeur de Limete.
Pour les initiateurs du projet, l’objectif restej clair : valoriser l’identité culturelle congolaise et créer une plateforme de visibilité pour les artistes et créateurs du pays.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Culture
RDC : 105 ans après l’arrestation de Papa Simon Kimbangu, le Dr Lohanga Konga associe le devoir de mémoire à la tragédie de Beni
Alors que la communauté kimbanguiste commémore le 105e anniversaire de l’arrestation de Papa Simon Kimbangu, figure majeure de l’émancipation spirituelle africaine, le Dr Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité, Papa Simon Kimbangu Kiangani, Chef Spirituel et représentant légal d’église kimbanguiste, a exprimé sa profonde consternation face aux massacres qui continuent de frapper la région de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, en ce samedi 06 juin 2026.
Dans une déclaration dont une copie est parvenu à la rédaction de Congoprofond en ce jour, empreinte de gravité, il établit un parallèle entre le combat historique de libération porté par Papa Simon Kimbangu et les souffrances persistantes des populations congolaises confrontées à l’insécurité.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement symbolique. Le 6 juin demeure une date fondatrice dans l’histoire du kimbanguisme. C’est en effet le 6 juin 1921 que l’administration coloniale entreprit l’opération visant à arrêter Papa Simon Kimbangu à Nkamba Nouvelle Jérusalem ville sainte, après seulement trois mois d’une mission religieuse allait profondément marquer l’histoire spirituelle du Congo et de l’Afrique.

Cet épisode, associé dans la mémoire kimbanguiste à son évasion miraculeuse avant son arrestation définitive, constitue l’un des événements les plus importants du mouvement.
Cent cinq ans plus tard, cette commémoration se déroule dans une atmosphère de deuil national.
À Beni, dans la province du Nord-Kivu, plusieurs civils ont récemment perdu la vie lors d’attaques attribuées à des groupes armés opérant dans la région. Ces violences, qui frappent régulièrement les populations civiles depuis plusieurs années, continuent d’alimenter l’inquiétude des communautés locales ainsi que des acteurs religieux et de la société civile.

Pour le Dr Lohanga Konga, cette coïncidence entre mémoire historique et tragédie contemporaine invite à une réflexion profonde sur le destin de la nation congolaise.
« Comment célébrer le sacrifice et le combat libérateur de Papa Simon Kimbangu lorsque des Congolais continuent de mourir dans des circonstances aussi dramatiques ? », s’interroge-t-il, tout en exprimant sa solidarité avec les familles endeuillées et les communautés touchées.

Au-delà de l’émotion, le message s’inscrit dans une démarche de plaidoyer.
L’intervenant appelle au renforcement de la protection des populations civiles, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés. Il insiste également sur la nécessité d’une mobilisation accrue des institutions nationales, régionales et internationales afin d’apporter des réponses durables à l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
L’analyse du Dr Lohanga Konga s’appuie sur une lecture historique de l’héritage kimbanguiste. Selon lui, le message de Papa Simon Kimbangu reposait fondamentalement sur la dignité humaine, la justice, la paix et l’élévation morale des peuples africains. Dans cette perspective, les violences actuelles apparaissent comme une contradiction douloureuse face aux idéaux défendus par celui que de nombreux fidèles considèrent comme le père de la renaissance spirituelle africaine.

L’évocation de Beni, en ce jour de commémoration, dépasse ainsi le simple cadre religieux. Elle renvoie à une interrogation plus large sur la capacité du Congo à transformer son héritage historique en levier de paix et de cohésion nationale. Entre mémoire du passé et défis du présent, le 6 juin 2026 rappelle que l’histoire n’est pas seulement un souvenir à célébrer, mais également une responsabilité à assumer.
Alors que les fidèles kimbanguistes du Congo et de la diaspora rendent hommage à Papa Simon Kimbangu, la ville de Beni demeure au cœur des préoccupations.
Dans les prières comme dans les discours, un même appel résonne : celui d’une paix durable, d’une justice effective et du respect de la vie humaine sur l’ensemble du territoire national.
Barca Horly Fibilulu Mpia
