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La réponse du M23 au discours de F. Tshisekedi à New-York : Quelques localités des territoires MASISI et NYIRAGONGO réoccupées par les rebelles
Selon les militaires congolais, ces localités jadis abandonnées par la rébellion viennent d’être réoccupées. L’alerté a été donnée ce mercredi 27 septembre dans un communiqué. Il s’agit de la réoccupation de certaines localités par les M23 en territoire de Masisi et Nyiragongo, situés dans la province du Nord-Kivu dans l’Est du pays.
« Ces derniers ( rebelles: ndlr) ont réoccupé des localités jadis abandonnées dans le cadre du cessez-le-feu. Il s’agit en notamment des collines des KIBARIZO, KABALEKASHA, KIRUMBU BUKOMBO, RUGOGWE, BUSUMBA et BURUNGU en Territoire de MASISI, la colline de RUHUNDA à KIBUMBA en territoire de NYIRAGONGO», disent les forces congolaises dans leur communiqué.
Signalons que c’est après le discours du président congolais Félix Tshisekedi, en marge de l’assemblée générale des Nations-unies à New-York aux USA, la semaine passée au cours duquel il avait écarté tout dialogue avec M23, que ces rebelles soutenus par le gouvernement rwandais ont commencé à s’installer dans ces villages.
Une démarche qualifiée de « provocation » par les FARDC qui lancent un appel à communautés internationale et informent qu’elles sont prêtes et déterminées à parer à toutes éventualités.
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
