Actualité
La réhabilitation de la route vers l’Université Kongo, l’un des meilleurs cadeaux que le gouverneur du Kongo central peut offrir selon Dieu Nkembo
La route qui relie le campus et le bureau administratif de l’Université Kongo à Mbanza-Ngungu nécessite une réhabilitation urgente. Longue d’environ un kilomètre, cette voie d’accès essentielle à l’établissement a connu des accidents mortels le 6 juillet 2024, témoignant de son état préoccupant.
Empruntée quotidiennement par des milliers d’étudiants, futurs cadres de la République démocratique du Congo, cette route en terre battue laisse actuellement à désirer et représente un danger permanent. Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour solliciter l’intervention du nouveau Gouverneur du Kongo central, Grâce Nkuanga Mansuangi Bilolo.
Selon Dieu Nkembo Wankebila, président de la structure Élite Kongo, aucun des précédents Gouverneurs n’a pris en compte les besoins de réhabilitation de cet axe routier crucial. Il espère que le jeune et dynamique Gouverneur Grâce Nkuanga Bilolo, conscient du développement de sa communauté, répondra favorablement à leur plaidoyer.
Le coût estimé pour l’asphaltage de cette route s’élève à environ 1 million de dollars. Bien que le comité de gestion de l’Université Kongo ait entrepris des travaux d’ouverture de deux bandes, les récentes fortes pluies ont tout dévasté. La responsabilité de la réhabilitation de cette route en terre incombe au gouvernement provincial.
Créée en 1990 par les fils Kongo, l’Université Kongo est la première université communautaire privée de République démocratique du Congo. C’est un bien collectif à protéger, et la réhabilitation de cette route menant à son campus serait l’un des meilleurs cadeaux que le Gouverneur Grâce Nkuanga Bilolo pourrait offrir à cette institution d’après Dieu Nkembo.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
