Politique
La réalité désillusionnante des justifications absurdes en politique : Les agissements contestables du SG de l’UDPS Augustin Kabuya
Dans un récent épisode politique en République Démocratique du Congo, l’UDPS a réalisé un score parfait de 37/47 lors de l’élection des gouverneurs à Kinshasa. A cela, il faut ajouter les 10 voix de Vidiye Tshimanga pour faire 47/47. Cette domination sans faille a soulevé des questions légitimes quant à l’intégrité du processus démocratique et à la moralité des acteurs impliqués.
Le Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya Tshilumba, face aux critiques et aux soupçons de pratiques douteuses, a offert des justifications franchement surréalistes qui frôlent le ridicule. Plutôt que de reconnaître les failles évidentes dans le système électoral ou les allégations de corruption, il a opté pour des explications farfelues qui défient toute logique.
Ce qui est particulièrement troublant dans cette affaire, ce n’est pas simplement la corruption rampante ou les détournements de fonds, malheureusement trop courants dans le pays. C’est plutôt l’aplomb avec lequel certains responsables politiques tentent de légitimer l’injustifiable, ignorant ainsi les normes morales essentielles à la cohésion sociale et à la confiance internationale.
La situation actuelle en RDC laisse entrevoir un tableau sombre où le respect et la légitimité du pouvoir sont sérieusement compromis. Des individus sans scrupules, dépourvus de toute éthique, de toute légitimité intellectuelle et n’ayant aucune érudition, semblent avoir pris les rênes du pays, piétinant allègrement les valeurs fondamentales qui sous-tendent une société juste et équilibrée.
Il est grand temps que la population exige des comptes et que la communauté internationale surveille de près la situation en RDC. Les justifications absurdes et les agissements contestables des élites politiques ne peuvent plus être tolérés, et il est impératif de rétablir l’intégrité et la transparence dans le processus démocratique pour le bien-être de tous les citoyens congolais.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
