Coopération
La RDC signe un partenariat de visibilité avec Barcelone : 10 millions d’euros, une dépense qui fait débat !
La République Démocratique du Congo (RDC) est plongée dans la controverse après l’annonce d’un virement de 10 millions d’euros au FC Barcelone, destinés à un partenariat de « visibilité » avec les équipes de jeunes du club. Cette décision, ordonnée par le ministère des Sports, a été effectuée hier via l’ordre de paiement international n°1918988. Dans un contexte économique difficile, cette allocation suscite des interrogations sur la pertinence d’une telle dépense.
Les Congolais s’interrogent sur les bénéfices réels de ce partenariat pour la jeunesse du pays. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite pour justifier cet investissement, laissant la population perplexe face à l’usage des fonds publics. Les besoins essentiels, tels que l’éducation et la santé, sont souvent négligés, et des décisions comme celle-ci semblent déconnectées des réalités quotidiennes.
De plus, ce virement s’inscrit dans une série d’accords similaires avec d’autres clubs européens, tels que le Milan AC et l’AS Monaco. Ces « partenariats sportifs »se multiplient, mais sans cadre transparent ni débat public. L’absence d’éclaircissements sur ces opérations financières alimente un sentiment de méfiance parmi les citoyens.
Face à cette situation, la colère monte dans l’opinion publique. Ce scandale financier pourrait bien déclencher une onde de choc politique, incitant les Congolais à réclamer des comptes à leurs dirigeants. La nécessité d’une gestion transparente et responsable des fonds publics est plus pressante que jamais dans un pays confronté à de nombreux défis.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : Rémi Maréchaux annonce la 9e Semaine française avec un accent sur le numérique, les transports et l’énergie
Au cours d’une conférence de presse ténue ce jeudi 9 avril, à Pullman Hôtel dans la commune de Gombe, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a annoncé la ténue de la 9ème semaine française de Kinshasa, annonçant des priorités communes entre les deux pays pour les 4 prochaines années dans les secteurs stratégiques de croissance, notamment les mines et ressources naturelles naturelles, l’énergie et transition énergétique, ville durable et infrastructures, logistique et nouvelles voies de communication, numérique et innovation technologique, environnement et économie verte.

Ce rendez-vous économique annuel de référence entre les deux pays, organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-congolaise (CCIF), en partenariat avec l’Ambassade de France RDC, se tiendra du 22 au 24 avril prochains autour du thème : « RDC-France : perspectives partagées ». Elle entend favoriser les synergies entre le secteur privé, les institutions et les investisseurs internationaux. Elle contribue activement au développement de partenariats durables et structurants.
Aux côtés de Bertrand Bisengumana, président de la CCI Franco-congolaise et de Rachel Pungu, Directrice générale de l’ANAPI, Rémi Maréchaux a rappelé qu’avec le gouvernement congolais, « nous avons signé il y a deux mois, un accord qui définit les priorités communes pour les quatre prochaines années dans les secteurs qui seront évoqués dans la SFK 2026 », précisant que « l’Agence Française de Développement a signé avec la RDC l’année dernière un prêt de 100 millions d’euros qui vient compléter un financement à la Banque mondiale pour offrir à 30 millions de Congolais un accès à Internet ».

Il a également évoqué le secteur des transports qui selon lui constitue un frein au développement de l’activité linéaire, de la croissance économique et agricole. « Il faut que les agriculteurs aient accès au marché, aient accès aux villes », a-t-il souhaité, faisant savoir que ce rendez-nous propose un programme complet de conférences plénières, ateliers sectoriels, rencontrées B2B et B2G, permettant aux participants de rencontrer des décideurs publics et privés, découvrir les innovations et expertises françaises adaptées aux contextes congolais et développer leur réseau avec d’autres entreprises.
Exaucé Kaya et Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
