À la Une
La RDC salue les décisions du Sommet EAC-SADC et appelle à une action immédiate pour la paix
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accueilli favorablement les conclusions du Sommet conjoint des Chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 8 février à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Cette rencontre a été centrée sur l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, notamment dans les zones occupées par les groupes armés soutenus par le Rwanda.
Dans un communiqué ce dimanche 9 février, le gouvernement de la RDC a souligné l’unanimité des Chefs d’État présents, qui ont réaffirmé leur engagement en faveur du respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Ce soutien a été accompagné d’une promesse claire : l’élaboration et l’application rapide des modalités de retrait des forces étrangères, dans le cadre du processus conjoint initié à Luanda et Nairobi.
« Le Gouvernement prend également acte de l’adoption de mesures immédiates face à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire et appelle à leur mise en œuvre sans délai, à savoir : Un cessez-le-feu immédiat et la cessation des hostilités sans conditions; L’acheminement urgent d’une assistance humanitaire, y compris le rapatriement des dépouilles et l’évacuation des blessés; L’ouverture et la sécurisation des principaux axes logistiques, y compris les voies routières et lacustres; La réouverture immédiate de l’aéroport international de Goma; La sécurisation de la ville de Goma et de ses environs », indique le communiqué.
La RDC dit attendre la reprise des processus du Luanda et de Nairobi, lesquels visent respectivement à neutraliser les groupes armés comme les FDLR et à désarmer les forces étrangères sur le sol congolais, devront être mis en œuvre de manière transparente et harmonieuse pour garantir une paix durable.
Toutefois, la RDC rejette toute tentative de détourner l’attention des véritables causes du conflit et rappelle que la crise actuelle est, avant tout, une atteinte à sa souveraineté et à sa sécurité, et non une question ethnique.
WTK