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La RDC revendique son rôle de “pays solution”, la CORAP exige une transition juste et inclusive 

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À l’heure où le monde s’apprête à débattre de son avenir climatique lors de la COP 30, la République Démocratique du Congo (RDC) multiplie les messages pour réaffirmer son ambition de devenir un « pays solution ».

 

Forte de ressources naturelles exceptionnelles — minerais stratégiques, forêts équatoriales, ressources hydriques abondantes, potentiel hydroélectrique et solaire inexploré — la RDC se positionne comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale.

 

Mais derrière cet optimisme institutionnel, la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP) met en garde : cette ambition ne pourra devenir réalité que si elle repose sur une transition juste, inclusive et participative, portée par les communautés locales et les peuples autochtones.

 

Selon la CORAP, la RDC ne peut prétendre jouer un rôle mondial déterminant si elle reproduit les mêmes modèles extractivistes qui, depuis des décennies, ont enrichi quelques acteurs tout en marginalisant les populations vivant au cœur des zones de production. Les minerais de transition — cuivre, cobalt, lithium — ne doivent pas devenir les nouveaux moteurs d’une extraction débridée et opaque.

 

La coalition insiste sur la nécessité d’un processus décisionnel transparent, fondé sur la consultation, le consentement libre et éclairé, et la participation active des communautés aux projets climatiques et énergétiques. Elle appelle à une rupture avec les pratiques qui sacrifient les droits humains et l’environnement au profit d’intérêts privés ou géopolitiques.

 

Pour la CORAP, la transition congolaise doit être avant tout sociale, communautaire et inclusive, afin que les premiers bénéficiaires de la lutte climatique soient les Congolaises et les Congolais. Elle plaide pour un modèle de développement endogène où les énergies renouvelables décentralisées, l’économie communautaire et les savoirs locaux deviennent des leviers essentiels.

 

À l’approche de la COP 30, la coalition lance un message clair : la RDC peut devenir un véritable « pays solution », mais uniquement en adoptant une transition énergétique qui respecte ses citoyens, valorise ses ressources de manière durable et renforce la souveraineté climatique du pays.

 

 

Désiré Rex Owamba/, CONGOPROFOND.NET 

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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