Actualité
La RDC ne participera pas à l’Afrobasket féminin 2025 : La FEBACO doit tirer les leçons et de renforcer la préparation de l’équipe nationale pour l’avenir
C’est une douche froide pour le basket-ball féminin congolais. Après deux confrontations âprement disputées, la République Démocratique du Congo (RDC) n’a pas réussi à se qualifier pour la 27ème édition du Championnat d’Afrique des nations féminines de basket-ball (Afrobasket 2025).
Opposée au Cameroun dans le cadre des éliminatoires de la Zone 4, la RDC s’est inclinée sur le score cumulé de 142 à 99 paniers. Battue 75-49 à l’aller à Kinshasa, mardi 20 août, l’équipe nationale congolaise n’a pas réussi à inverser la tendance au match retour, s’inclinant 67-50 mercredi 21 août.
Cette élimination prive ainsi la RDC, double championne d’Afrique (1986 et 1993), de la prochaine Afrobasket qui se tiendra du 25 juillet au 3 août 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Seules six nations sont pour l’instant qualifiées pour cette compétition continentale : la Côte d’Ivoire en tant que pays hôte, le Nigeria en tant que tenant du titre, le Sénégal, le Rwanda, le Mali et désormais le Cameroun.
Les six autres places seront attribuées lors des qualifications régionales qui se dérouleront entre novembre 2024 et février 2025. La RDC aura une nouvelle chance de se racheter lors de cette fenêtre de qualification.
Malgré cette déconvenue, les responsables de la Fédération Congolaise de Basket-ball (FEBACO) ont l’intérêt de tirer les leçons de cette élimination et de renforcer davantage la préparation de l’équipe nationale en vue des prochaines échéances.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
