Actualité
La RDC face à un capharnaüm sécuritaire : Le besoin urgent de renforcer les FARDC
La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une situation complexe et chaotique, marquée par une multitude de forces armées étrangères et de milices incontrôlées. Cette réalité a suscité des interrogations quant à la capacité du pays à organiser son armée nationale pour protéger sa souveraineté. La légèreté apparente dans la gestion de cette question cruciale constitue un échec majeur pour la présidence de Félix Tshisekedi, tandis que le risque d’une confrontation entre ces différentes forces armées aux intérêts divergents sur le sol congolais est de plus en plus évident.
Le besoin de renforcer l’armée nationale
La RDC doit prendre des mesures sérieuses pour organiser et renforcer son armée nationale afin de protéger sa souveraineté et d’assurer la sécurité du pays. Il est crucial de recruter un million de militaires congolais exclusivement en dehors des groupes armés et de procéder à une démobilisation totale de tous ceux qui ont été impliqués, directement ou indirectement, dans des rébellions, des milices ou des massacres sur le sol congolais.
La nécessité d’une retraite anticipée
Il est également impératif d’initier une retraite anticipée pour tous ceux qui sont liés aux pays agresseurs, sans exception. Une étanchéité claire et officielle entre la RDC, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et le Sud-Soudan est essentielle pour éviter toute ingérence néfaste dans les affaires congolaises. La préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC doit être une priorité absolue.
L’engagement de la SADC
Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a présidé la cérémonie officielle de signature de l’accord portant statut de la force de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui sera déployée prochainement en RDC. Cet accord définit l’objet de la mission de la force régionale, qui vise à appuyer l’armée congolaise dans la lutte contre le M23 et d’autres groupes armés perturbant la paix et la sécurité en RDC.
L’importance de l’implication congolaise
Il est essentiel de souligner que la responsabilité de ramener la paix en RDC incombe principalement aux Congolais eux-mêmes. Aucun autre pays ne peut résoudre les problèmes internes de la RDC à leur place. Cela nécessite un engagement fort, une réflexion approfondie et des décisions courageuses de la part des dirigeants congolais pour réorganiser et renforcer leur armée nationale.
La situation sécuritaire complexe en République démocratique du Congo est un capharnaüm qui nécessite une attention urgente. La RDC doit prendre des mesures décisives pour organiser son armée nationale afin de protéger sa souveraineté et d’assurer la sécurité du pays. Il est essentiel de recruter des militaires congolais compétents, de procéder à une démobilisation totale des groupes armés et de garantir une étanchéité claire entre la RDC et ses voisins. L’implication congolaise est cruciale pour ramener la paix et la stabilité dans le pays, et l’appui de la SADC peut jouer un rôle important dans ce processus.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Congoprofond.net
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
