Politique
La RDC face à son destin : Sortir de l’enfer imposé par les groupes armés
La République Démocratique du Congo a longtemps été en proie à des groupes armés qui ont semé le chaos, la terreur et la destruction à travers le pays. Pour que la nation puisse se libérer de ce cauchemar, il est impératif de considérer l’enfermement de ces criminels comme une des clefs fondamentales de la résolution de ce fléau.
L’une des voies essentielles pour atteindre cette libération réside dans une démarche collective visant à rendre le débat sur cette question aussi public que possible. La décision du parlement de ne plus jamais discuter ni incorporer ces criminels dans les institutions doit devenir un principe sacré et constitutionnel. La RDC ne peut se permettre le luxe de la complaisance envers ceux qui ont déchiré le tissu social et économique du pays.
Il est impératif que l’ensemble de la population, les acteurs politiques, sociaux et économiques, ainsi que la communauté internationale, se mobilisent pour soutenir cette vision et faire en sorte qu’elle se concrétise. La libération de la RDC de l’emprise des groupes armés ne peut se réaliser qu’à travers une démarche résolue et intransigeante vis-à-vis de ces éléments perturbateurs.
En adoptant une position ferme et en faisant de l’exclusion de ces criminels une norme constitutionnelle, la nation peut enfin entrevoir un avenir où la paix, la prospérité et la sécurité ne seront plus de vains espoirs, mais une réalité tangible pour tous ses citoyens. Il faut que le peuple congolais croit en la magie des lendemains qui viennent et qui doivent être meilleurs que notre passé récent.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
