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La RDC et la « CHAI » convolent en justes noces pour l’amélioration du système de santé
En vue d’améliorer le système de santé en RDC, le gouvernement et la Clinton Health Access initiative( CHAI) ont signé, ce mercredi 20 octobre 2021, un accord-cadre au nouveau siège de cette ONG internationale à Gombe. Le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention, Jean Jacques Mbungani, et son collègue du Plan, Christian Mwando Nsimba, ont conjointement signé avec la CEO de CHAI, Joy Phumaphi, le document officiel de cette entente.
Plusieurs personnalités du monde tant diplomatique, politique qu’économique ont rehaussé de leur présence cette cérémonie.
Par la même occasion, un programme de coopération a été conclu entre la vice-ministre des Finances et le représentant régional de la Banque européenne d’investissements (BEI) en Afrique centrale. La signature de ce programme est relative à l’appui financier de cette institution financière européenne en faveur de la RDC.

Tous les signataires de ces accords de coopération ont fait savoir qu’il s’agit d’une démarche s’inscrivant dans le cadre de l’amélioration du secteur de santé en RDC.
Hôte du jour, le CEO de CHAI, Joy Phumaphi, s’est dit consciente de la lourde mission qui est la sienne, celle de mener à bon port les différents programmes sanitaires mis en œuvre en RDC. D’ores et déjà, elle est convaincue qu’avec le partenariat noué entre CHAI et la RDC, le secteur de santé connaitra des avancées significatives.
La Clinton Health Access initiative, Inc (CHAI), convient-il de souligner, est une structure qui s’engage à sauver des vies et à réduire la charge de morbidité dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Avec ses partenaires, CHAI travaille pour renforcer les gouvernements et le secteur privé afin de créer et de maintenir des systèmes de santé de haute qualité qui peuvent réussir sans son aide.
Fondée en 2002 avec un objectif transformateurs, CHAI aide à sauver la vie de millions de personnes vivant avec le VIH/Sida. Aujourd’hui, outre le VIH/Sida, CHAI travaille avec des partenaires pour prévenir et traiter le paludisme, la tuberculose, l’hépatite et le cancer. Il accélère le déploiement de vaccins vitaux, réduire la mortalité maternelle, infantile et juvénile, combat la malnutrition chronique et renforce les systèmes de santé.
CHAI opère dans plus de 35 pays à travers le monde et plus de 125 pays ont accès aux accords négociés par elle sur les médicaments, les diagnostics, les vaccins et autres outils de santé.
Soulignant pour sa part que la RDC est le premier pays d’Afrique centrale et deuxième d’Afrique subsaharienne à signer un contrat de coopération avec la Banque européenne d’investissements (BEI), le représentant de ladit banque en Afrique centrale, Nikolaos Milianitis, a salué l’engagement des acteurs impliqués dans sa concrétisation.
Quant à l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne en RDC, Jean-Marc Chataigner, il s’est félicité du fait que depuis plus de dix ans, l’Union européenne accompagne la RDC notamment dans le domaine de la Santé, principalement dans les urgences humanitaires et sanitaires. « Avec la signature de ces contrats, il y a des perspectives d’espoir », s’est-il réjoui.
Jean-Marc Chataigner a réitéré ses vives félicitations aux autorités congolaises pour la signature de différents contrats avec la BEI. L’ambassadeur de la commission de l’Union européenne en RDC s’est dit disposé la vision du président Félix Tshisekedi, celle de mettre en place la couverture sanitaire universelle. Jean-Marc Chataigner a souhaité que le coût de la couverture sanitaire en RDC soit réduit, compte tenu du faible pouvoir d’achat de la population congolaise.
A son tour, le directeur pays de CHAI/RDC, le docteur Jean Kaseya, a eu les mots justes pour louer l’importance des laboratoires au niveau des pays africains. Selon lui, le nouveau contrat conclu entre la RDC et CHAI relatif à la modernisation des laboratoires à travers le pays est un apport important dans l’amélioration du secteur de santé en RDC. Il a salué l’apport particulier de l’ambassadeur des Etats Unis en RDC ainsi que ceux du président Félix Tshisekedi dans la réussite de la coopération entre la RDC et CHAI.
Mike Hammer, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en RDC, a mis, enfin, un accent particulier sur l’amélioration de système de santé en RDC. « La santé est un pilier essentiel de notre partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l’environnement. Et c’est le plus gros investissement du gouvernement américain en RDC », a-t-il déclaré.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
