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Carnage au Nord-Kivu : La RDC demande à la NBA de rompre son contrat de sponsoring avec le Rwanda

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La République Démocratique du Congo (RDC) a adressé une lettre à la National Basketball Association (NBA) pour exiger la cessation des contrats de sponsoring de la Basketball Africa League (BAL) avec plusieurs entités rwandaises, notamment « Visit Rwanda » et « RwandAir », suite à l’occupation par les troupes rwandaises de vastes zones de l’est de la RDC.

La Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, a écrit au Commissaire de la NBA, Adam Silver, pour exprimer sa « profonde préoccupation » concernant la relation étroite entre la NBA et le Rwanda, alors que ce dernier et ses supplétifs du M23, mènent une guerre dans l’est de la RDC, entraînant le déplacement de plus de 700.000 personnes.

Dans sa lettre à la NBA, la Ministre des Affaires Étrangères a souligné que la « culpabilité du Rwanda » dans ce conflit « est devenue incontestable » après que le Groupe d’experts de l’ONU a révélé que 4.000 soldats rwandais soutiennent activement le groupe terroriste M23 dans sa campagne militaire dans la Province congolaise du Nord-Kivu.

L’ONU estime également qu’environ 3.000 personnes ont perdu la vie dans la violence orchestrée par le Rwanda jusqu’à présent, y compris 17 casques bleus de l’ONU.

Le ministre des Affaires Étrangères a déclaré : « En maintenant des liens avec un gouvernement engagé dans un expansionnisme violent, la NBA
risque de compromettre sa propre crédibilité et son intégrité morale. Je propose que la NBA examine si son affiliation avec le Rwanda est en accord avec l’engagement de la ligue en faveur
de la justice sociale et du respect des droits de l’homme. »

La lettre a également soulevé des préoccupations concernant les sources de financement des parrainages de basketball au Rwanda, notant que des millions de tonnes de minéraux critiques ont été extraites illicitement dans des territoires occupés par les forces rwandaises.

La République Démocratique du Congo a récemment engagé des poursuites judiciaires contre Apple en raison de minéraux de sang qui seraient présents dans sa chaîne d’approvisionnement,
soulevant des questions similaires sur la possibilité que ces bénéfices aient également financé les partenariats du Rwanda pour la BAL.

Le ministre a également souligné que le nouveau Secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a informé directement le président rwandais Paul Kagame que les États-Unis sont « profondément
préoccupés » par la campagne sanglante du Rwanda dans le Nord-Kivu, à l’est de la RDC.

La lettre a conclu en exhortant la NBA à « rompre ses liens avec le Rwanda, non seulement par souci de conscience, mais aussi en solidarité avec les innocentes victimes de l’agression rwandaise. »

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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