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La RDC au menu du sommet spécial de la SADC et de la CIRGL à Brazzaville
Les élections et la sécurité en RDC au centre des préoccupations de la communauté des Etats de l’Afrique aistrale (SADC) et de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs(CIRGL).
Ce mercredi 26 décembre, les chefs d’Etat de la SADC et de la CIRGL se retrouvent à Brazzaville pour un sommet exceptionnel.
Et cela, à seulement quatre jours des élections au Congo.
L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre entre le chef d’Etat namibien, Hage Geingold, président en exercice de la SADC, et l’émissaire du président Sassou Nguesso, président en exercice de la CIRGL, Jean-Claude Gakosso.
Le ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville était en tournée dans la région pour convaincre les différents participants.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso invite les chefs d’Etat de la SADC [Communauté de développement d’Afrique australe] et de la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs], les deux organisations sous-régionales ce 26 décembre à Brazzaville. Son chef de la diplomatie a été chargé de transmettre formellement les cartons d’invitation à Kigali, Kampala, Windhoek et Pretoria.
Jean-Claude Gakosso a également vu les autorités angolaises.
La question des réfugiés congolais au Congo Brazza à la suite du conflit communautaire au Mai Ndombe sera aussi à l’ordre du jour.
« Pour Brazzaville, il y a la question des réfugiés. C’est à nouveau une source de préoccupation », confie un officiel de l’un des pays invités.
Ce sommet a été convoqué à quatre jours de la nouvelle date des élections pour plaider en faveur des élections apaisées, expliquent plusieurs pays de la région.
Une semaine avant les scrutins alors prévus le 23 décembre, la Namibie avait espéré accueillir un mini-sommet de chefs d’Etat d’Afrique australe et d’y voir un représentant du gouvernement congolais.
La mission électorale de la SADC s’est inquiétée des différents incidents violents liés à la campagne.
Finalement, la réunion avait été annulée, sans plus d’explication. Le Namibien Hage Geingob, président en exercice de la SADC, s’était contenté, fait inhabituel, de recevoir deux chefs de file de l’opposition, Jean-Pierre Bemba et Moise Katumbi, et promis de transmettre leurs préoccupations. Personne ne semblait en mesure ce 23 décembre de dire si Kinshasa enverrait une délégation, ni en faire une condition sine qua non à la tenue du sommet de Brazzaville.
Selon les indiscrétions, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu seraient aussi invités.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
