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La RD Congo : Un état en déliquescence – Entre anarchie et tyrannie
Depuis des décennies, la République Démocratique du Congo s’enlise dans une spirale de violence et de corruption, laissant ses citoyens à la merci d’une élite vorace et impitoyable. Avec plus de 12 millions de vies fauchées par des conflits incessants, le pays des ressources abondantes semble condamné à l’anarchie-tyrannie.
Les puissants se délectent du festin des richesses du pays, pillant impunément les ressources tandis que les citoyens endurent misère et insécurité. Dans ce théâtre de l’absurde, les faibles, tels que les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements citoyens, sont traqués, réprimés et muselés. D’ailleurs ce matin à Limete, il y a encore des tirs nourris à balles réelles en pleine capitale.
Pendant que les coffres publics sont vidés et les dirigeants s’enrichissent, la population est laissée pour compte, abandonnée à son sort. La RD Congo, jadis riche en potentiel, se profile désormais comme un sombre exemple d’échec politique et moral, où la souffrance du peuple est sacrifiée sur l’autel de l’avidité et du pouvoir.
Face à cette descente aux enfers, il est impératif que la communauté internationale se réveille de sa léthargie et exige des comptes. L’heure est venue de mettre un terme à cette culture de l’impunité et de la répression, de donner voix aux sans-voix et de restaurer la dignité et la sécurité des citoyens congolais.
La RD Congo ne doit pas être condamnée à perpétuité dans les ténèbres de la tyrannie et du chaos. Il est temps que la lumière de la justice et de la démocratie brille enfin sur cette nation meurtrie, pour que les sacrifices de millions de vies ne soient pas vains, mais qu’ils ouvrent la voie à un avenir de paix, de prospérité et de liberté pour tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Youssouf Mulumbu monte au créneau : « Non à une CAN tous les 4 ans ! »
Ancien capitaine emblématique des Léopards de la République démocratique du Congo et ex-milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Youssouf Mulumbu n’a pas mâché ses mots ce mardi 6 janvier. Invité sur les ondes, l’ex-international congolais a lancé un véritable cri de cœur contre la récente orientation prise par la Confédération africaine de football (CAF).
Au centre de la polémique : la décision attribuée au président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, de faire passer la Coupe d’Afrique des nations d’un rythme biennal à une organisation tous les quatre ans. Une réforme qui suscite de vives réactions sur le continent, et que Mulumbu rejette catégoriquement.
Pour l’ancien Léopard, la CAN ne saurait être reléguée au second plan dans l’agenda du football mondial. « La CAF doit rester maîtresse de son destin », martèle-t-il, estimant que l’instance africaine ne doit en aucun cas céder aux pressions de la Fifa, dirigée par Gianni Infantino. À ses yeux, espacer davantage la CAN reviendrait à affaiblir une compétition qui constitue l’âme, la vitrine et le moteur du football africain.
Aujourd’hui reconverti dans l’écriture, Youssouf Mulumbu poursuit son engagement hors des terrains. Il vient de publier Talo, un roman paru aux éditions Jets d’encre, dans lequel transparaissent ses réflexions sur l’identité, le combat et la dignité. Une voix libre, désormais littéraire, mais toujours profondément attachée à la défense des valeurs du football africain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
