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La Porta Paga-Gordo : Quand l’histoire se rétrécit à Alcobaça
Au cœur du monastère d’Alcobaça, au Portugal, se dresse un vestige historique intrigant : la Porta Pega-Gordo. Construite en 1178, cette porte étroite de 2 mètres de haut et seulement 32 cm de large suscite l’émerveillement et l’amusement des visiteurs, mais cache en réalité une tradition monastique singulière et iconoclaste.
Surnommée la Porta Pega-Gordo, cette entrée étroite était bien plus qu’une simple structure architecturale. Son dessein original, comme son nom l’indique de manière humoristique, était de dissuader les moines en surpoids d’accéder à la cuisine du monastère, où les repas étaient servis. Cette porte étroite était en effet la seule voie d’accès à ce lieu essentiel de la vie monastique.
Et pour y pénétrer, les moines devaient répondre à une exigence bien particulière : perdre du poids. Ce curieux aspect de la vie monastique à Alcobaça révèle une approche unique et parfois sévère de la discipline et de la régulation du comportement des moines. L’obligation de passer par la Porta Pega-Gordo pour se sustenter a non seulement imposé une règle de modération alimentaire.
Mais elle a également symbolisé un rappel constant de la nécessité pour les moines de maintenir un certain niveau de discipline physique et spirituelle. À travers cette porte étroite, c’est toute une philosophie de vie monastique qui se révèle, mêlant humour, rigueur et symbolisme.
La Porta Pega-Gordo incarne ainsi un écho du passé, rappelant aux visiteurs contemporains les défis et les contraintes auxquels étaient soumis les moines d’Alcobaça, tout en suscitant l’admiration pour leur engagement envers un idéal de vie ascétique et disciplinée. En contemplant cette porte étroite, les visiteurs sont invités à méditer sur la relation entre l’architecture, la tradition et la spiritualité.
Cette relation interdit à se laisser emporter par l’étrangeté et la poésie de ce vestige hors du commun. Car au-delà de sa simple fonction utilitaire, la Porta Pega-Gordo incarne un instantané fascinant de l’histoire et de la vie quotidienne d’un monastère médiéval, où même une porte étroite peut révéler des vérités profondes sur l’humanité et la quête de perfection.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
