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Actualité

La ndombolisation de la campagne électorale de 2023 : quand les meetings prennent le pas sur les projets de société »

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La campagne électorale de 2023 en République démocratique du Congo est marquée par un phénomène inquiétant, celui de la « ndombolisation ». Ce terme, emprunté au domaine musical, fait référence à une tendance où l’affluence aux meetings politiques devient le principal sujet de discussion, reléguant ainsi les projets de société au second plan. Cette situation préoccupante est exacerbée par la guerre de communication qui oppose les journalistes affiliés à Félix Tshisekedi et Moise Katumbi sur les réseaux sociaux, utilisant des images de drones et des images truquées pour attirer l’attention.

Le défi de l’information objective

Dans un contexte où l’objectif de l’élection présidentielle est de confier le destin collectif du pays pour les cinq prochaines années à un leader, il est essentiel que les journalistes jouent un rôle impartial et fournissent une information véridique, impartiale et équilibrée. Malheureusement, la course à l’audience et la rivalité entre les médias pro-Tshisekedi et pro-Katumbi ont conduit à une dérive où les journalistes se comportent parfois en fanatiques, ignorant leur devoir de transmettre une information objective.

L’importance des projets de société

Les meetings politiques sont certes une composante essentielle de la démocratie, permettant aux candidats de transmettre leurs messages et de mobiliser leurs partisans. Cependant, ils ne devraient pas occulter l’importance des projets de société. Les électeurs méritent d’être informés sur les programmes, les politiques et les solutions proposées par les candidats pour relever les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels le pays est confronté.

La responsabilité des médias

Les médias ont un rôle crucial à jouer dans la tenue d’élections démocratiques et transparentes. Ils doivent se rappeler qu’ils sont les gardiens de l’information et qu’ils ont la responsabilité de fournir une couverture équilibrée, rigoureuse et impartiale de la campagne électorale. Cela nécessite de dépasser les querelles partisanes et de privilégier la recherche de la vérité et de l’intérêt public.

La ndombolisation de la campagne électorale de 2023 en République démocratique du Congo soulève des préoccupations légitimes quant à la priorité accordée aux meetings politiques par rapport aux projets de société. Il est essentiel que les médias jouent leur rôle en fournissant une information objective et en mettant en avant les enjeux réels pour l’avenir collectif du pays. Les électeurs ont le droit de connaître les programmes des candidats et de prendre des décisions éclairées lorsqu’ils confient leur destin à un dirigeant pour les cinq prochaines années.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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