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Société

La nationalisation des entreprises de commercialisation d’eau en RDC : Une nécessité économique et sociale

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L’eau, ressource vitale et essentielle à la survie de tout peuple, est un bien précieux qui mérite d’être géré de manière responsable et équitable. En République Démocratique du Congo, la question de la nationalisation des entreprises des étrangers qui commercialisent l’eau doit être posée. Elle doit susciter des débats passionnés. Cette proposition, bien que controversée, se justifie par la nécessité de protéger une ressource fondamentale pour le bien-être de la population congolaise.

C’est anormal que ce secteur crucial soit entièrement sous contrôle étranger. Que des gens venus ici comme touristes achètent des terres et réalisent des forages pour nous vendre notre propre eau pose problème. C’est une question de souveraineté. Actuellement, de nombreuses entreprises étrangères dominent le secteur de l’eau en RDC, souvent au détriment des intérêts locaux. Ces entreprises, en réalisant des forages et en exploitant nos ressources, ne font qu’asseoir leur pouvoir économique tout en privant les Congolais d’un accès équitable à leur propre eau. La nationalisation permettrait de remettre cette ressource entre les mains de l’État congolais, garantissant ainsi que les bénéfices réalisés profitent directement à la population.

La Régie de Distribution d’Eau (REGIDESO) a un rôle crucial à jouer dans la distribution de l’eau potable en RDC. Cependant, elle souffre d’un manque de moyens et d’une gestion souvent inefficace. En nationalisant les entreprises de commercialisation d’eau, l’État pourrait injecter des ressources financières et humaines dans la REGIDESO, la redynamisant et lui permettant de remplir sa mission avec efficacité. Cela pourrait également entraîner une amélioration des infrastructures et une expansion des services, surtout dans les zones rurales mal desservies.

La nationalisation des entreprises de commercialisation d’eau est également une question de souveraineté nationale. En contrôlant cette ressource essentielle, la RDC affirmerait son indépendance économique et sa capacité à gérer ses propres richesses. Cela enverrait un message fort aux investisseurs étrangers : le pays est déterminé à protéger ses ressources et à garantir le bien-être de sa population.

Bien que la nationalisation puisse sembler être une solution attrayante, elle n’est pas exempte de défis. La gestion de ces entreprises nationalisées devra être rigoureuse, transparente et soumise à des contrôles pour éviter la corruption et le clientélisme. Il est essentiel que la population soit impliquée dans ce processus, afin de garantir que leurs besoins et préoccupations soient pris en compte.

La nationalisation des entreprises de commercialisation d’eau en RDC pourrait représenter un tournant décisif pour la gestion de cette ressource vitale. En réaffirmant le contrôle de l’État sur l’eau, la RDC pourrait non seulement protéger les intérêts de sa population, mais aussi redynamiser des institutions comme la REGIDESO. Il est temps d’envisager cette option avec sérieux, en plaçant les besoins du peuple congolais au cœur des décisions politiques et économiques.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Société

Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs

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En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.

Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.

L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.

Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.

Blaise ABITA

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