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La Maïeutique: L’art de faire accoucher la vérité dans un monde de certitudes
Dans une époque où les certitudes sont omniprésentes et où l’information circule à une vitesse vertigineuse, la maïeutique, cet art de faire accoucher la vérité, semble plus pertinente que jamais. Cette méthode, héritée de Socrate, invite à un questionnement profond et à une exploration de soi-même, loin des dogmes et des idées reçues.
Mais que signifie réellement faire accoucher la vérité dans notre monde moderne ? Cet article propose une réflexion iconoclaste sur la maïeutique, son rôle dans notre société actuelle, et la manière dont elle pourrait redéfinir notre rapport à la connaissance. La maïeutique, dérivée du mot grec « maïeutike », qui signifie « art de faire accoucher », est souvent associée à l’idée d’accoucher des idées.
Plutôt que de transmettre des connaissances de manière autoritaire, cette méthode incite à la réflexion personnelle et à l’autonomie intellectuelle. En posant des questions, le maïeuticien (ou le sage) guide l’individu vers une prise de conscience de ses propres vérités. Dans un monde saturé d’informations, où la rapidité prime souvent sur la réflexion, la maïeutique devient un outil d’émancipation.
Elle permet de déconstruire les idées reçues et de redonner à chacun le pouvoir de penser par soi-même. La maïeutique nous invite également à questionner la nature même de la vérité. Dans un monde où les vérités alternatives et les fake news prolifèrent, peut-on encore parler d’une vérité universelle ? En réalité, la maïeutique ne cherche pas à établir une vérité absolue.
Elle cherche plutôt à encourager une pluralité de perspectives. Chaque individu, en accouchant de ses propres idées, participe à une construction collective de la vérité. Ainsi, la maïeutique devient une méthode de dialogue, permettant d’échanger des points de vue et de remettre en question nos certitudes. Ce processus est d’autant plus crucial dans un contexte de polarisation des opinions.
Il est dans un contexte où le débat semble souvent remplacé par des affrontements stériles. L’application de la maïeutique dans le domaine de l’éducation pourrait transformer radicalement notre manière d’apprendre. Au lieu de se contenter de réciter des faits, les élèves pourraient être encouragés à explorer leurs propres idées et à les confronter à celles des autres.
Ce modèle éducatif favoriserait l’esprit critique et la créativité, des compétences essentielles pour naviguer dans un monde en constante évolution. En réinventant l’éducation par la maïeutique, nous pourrions former des individus capables de penser de manière autonome et de devenir des citoyens actifs, engagés dans la recherche de la vérité.
La maïeutique, loin d’être une simple méthode philosophique, représente une réponse nécessaire aux défis contemporains. Elle nous rappelle que la quête de la vérité est un processus dynamique. Elle est un dialogue sans fin entre les individus. Dans un monde où les certitudes sont éphémères et où l’information est souvent manipulée, il est essentiel de réintégrer la maïeutique dans notre quotidien.
En encourageant le questionnement et la réflexion critique, nous pouvons faire jaillir la vérité non pas comme une fin en soi, mais comme un chemin vers une compréhension plus profonde et plus humaine de notre réalité. Ainsi, faire accoucher la vérité n’est pas seulement une noble ambition philosophique; c’est un impératif pour notre époque.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
