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La lutte africaine « Kabubu » à la conquête des districts de Kinshasa
Après avoir lancé les activités de l’année 2021 au mois de janvier dernier, la Fédération Congolaise de Kabubu et affinitaires parfois appelé “Lutte Africaine ou Libanda” est depuis quelques jours sur terrain, précisément dans les districts de Kinshasa. Objectif : promouvoir la discipline au niveau de la base.
Ce dimanche 07 mars, le president de cette fédération, Nestor Osongo Ekanga, et les membres de son comité, étaient dans le district de Mont-Amba, précisément au terrain Méfé de Lemba pour lancer les activités dans ce coin et permettre l’émulation de cette discipline.

En présence du comité provisoire de cette entente, quelques combats d’exhibitions, notamment ceux des femmes, ont été organisés en plein air.
Dans le cadre de ce mois de mars dédié à la femme, Nestor Osongo a distribué aux athlètes et femmes de la fédération des pagnes pour bien célébrer la journée du 08 mars.
« Je suis contente de ce geste de la fédération, merci à notre président. Il a vraiment pensé à nous pour ce mois de la femme(…). La femme a sa place dans la société, surtout dans notre fédération de Kabubu. Pour ce mois de la femme, j’interpelle les femmes à venir pratiquer la lutte africaine, c’est notre culture. Ce n’est pas seulement un sport d’hommes, c’est aussi pour nous les femmes… »a dit Mireille Saïde, membre au sein de la fédération de lutte africaine.

Notons qu’après le district de Tshangu et Mont Amba, la fédération va mettre le cap sur le district de Lukunga, précisément à Mimosa, toujours dans le cadre de la vulgarisation, avant de chuter au district de Funa.
Le championnat de Kinshasa est prévu au mois d’avril avant d’entamer les provinces.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
