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Provinces

La LUCHA dénonce les arrestations arbitraires et les actes de torture infligés à ses militants à Kolwezi

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Depuis plusieurs semaines, la ville de Kolwezi est en proie à une insécurité grandissante, marquée par la recrudescence d’actes criminels perpétrés par des bandits armés, compromettant sérieusement la paix publique et la sécurité des habitants.

Face à ce climat d’abandon, la LUCHA a organisé, le 18 juillet 2025, une manifestation pacifique pour exiger des autorités des mesures urgentes et efficaces visant à protéger la population et leurs biens. Cette manifestation a été dûment notifiée à l’autorité urbaine en date du 9 juillet courant, conformément à l’article 26 de la Constitution, qui garantit à tout citoyen le droit de manifester pacifiquement, sans obligation d’autorisation préalable.

Malgré cette légalité, trois de nos camarades : Léonard Zama, Patient Tshiteta et Tonton Mpoyi ont été arrêtés arbitrairement, brutalement battus et torturés par des éléments de la Police Nationale Congolaise, sur ordre du maire de la ville de Kolwezi.
Deux d’entre eux se trouvent actuellement dans un état de santé très préoccupant suite aux sévices subis, notamment lors de leur détention au Parquet de Kolwezi.

Pire encore, madame Fifi Masuka, gouverneure de la province de Lualaba et le maire de la ville de Kolwezi monsieur Masengo Kidelo exercent une forte pression sur les autorités judiciaires et s’opposent farouchement à leur libération alors qu’aucune charge sérieuse ne pèse contre eux. Cette instrumentalisation de la justice à des fins politiques constitue une violation grave des droits humains.

Le dimanche 20 juillet, nos camarades ont été transférés à la prison centrale de Dilala, où ils ont de nouveau subi des actes de violence, humiliation et torture. Ces traitements inhumains sont en totale contradiction avec la Constitution congolaise, les lois nationales, ainsi que les conventions internationales ratifiées par la RDC,notamment la Convention contre la torture et la Loi relative à la protection des défenseurs des droits humains.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté :

– L’usage systématique de la violence contre des militants pacifiques ;

– L’impunité des auteurs de ces exactions ;

– La dérive autoritaire des autorités locales à Kolwezi.

Nous exigeons :

1. La libération immédiate et inconditionnelle de nos camarades ;

2. L’ouverture d’une enquête indépendante sur les actes de torture subis ;

3. La poursuite judiciaire de tous les responsables policiers et administratifs impliqués.

Nous appelons la communauté nationale et internationale, les organisations de défense des Droits Humains, les médias et tous les citoyens engagés à se mobiliser pour mettre fin à ces pratiques inacceptables et rétablir la justice.

Fait à Lubumbashi, le 21 juillet 2025

Cellule de Communication LUCHA

Provinces

« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés

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Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.

Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.

Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.

Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.

Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.

Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.

Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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