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« La loi au-dessus des loyautés ! », l’ »UDPS 4ᵉ République » salue la suspension du PPRD et appelle à une refondation morale du système politique

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Dans une déclaration solennelle rendue publique ce lundi 28 octobre à Kinshasa, la Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ᵉ République soutient la décision de justice suspendant les activités du PPRD. Elle rappelle que nul, pas même un ancien chef de l’État, ne saurait échapper à la loi. Pour ce courant interne du parti présidentiel, la véritable fidélité au Congo se mesure désormais au respect de la Constitution et non à l’attachement à des figures du passé.

Ci-dessous l’intégralité de la Déclaration : 

Déclaration politique de Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République sur la suspension des activités du PPRD

Préambule :

Face à la suspension des activités du PPRD par la Justice, la Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République rend publique la présente déclaration.

Position centrale :

La Dynamique affirme que nul acteur politique, quel que soit son passé ou sa stature historique, ne peut se placer au-dessus de la loi. La République, la Constitution en vigueur et les institutions priment sur toute fidélité personnelle. Le respect de la loi ne saurait être négocié au nom d’une loyauté envers un individu ou un parti.

Sur la situation du PPRD et de Joseph Kabila :

La condamnation de Joseph Kabila pour haute trahison est juridiquement avérée et produit des conséquences claires : inéligibilité, perte de droits civiques et impossibilité d’exercer une influence politique directe. La Dynamique appelle le PPRD à faire le choix de la légalité et de l’intérêt national plutôt que celui de la fidélité à un passé qui ne peut justifier l’ombre d’une impunité.

En ce sens, continuer à fonctionner sous l’autorité même symbolique d’un individu frappé par une telle condamnation reviendrait à violer l’esprit de la Constitution en vigueur et à miner la cohérence et la cohésion nationale. Au-delà du droit, le problème est aussi moral et institutionnel. Un parti qui aspire à gouverner ou à influencer les institutions doit incarner les valeurs de probité, de responsabilité et de respect de la justice.

Cette situation n’est pas seulement un enjeu interne au PPRD ; elle constitue un test de maturité pour le système politique congolais. La capacité d’un parti majeur à se réformer dans le respect de la loi même lorsque cela implique de se distancier d’un leader historique serait un signe fort de consolidation démocratique.

À l’inverse, si le discours légaliste reste une façade, le risque est grand de voir se perpétuer un modèle où la loi n’est qu’un instrument politique, au détriment de la République elle-même. On restera ainsi prisonniers de ce vieux modèle politique où la loi s’incline toujours devant la loyauté.

Ceci vaut aussi pour le mouvement Sauvons la RDC sous le leadership de l’ex-président condamné qui defie l’autorité de l’Etat.

Appel à la réforme :

Dans la perspective de la 4ème République que nous appelons de tous nos voeux, nous encourageons tous les partis politiques, et en particulier le PPRD, à s’engager dans une refondation basée sur les valeurs de la République : leadership collectif, respect de la loi et priorité aux enjeux nationaux plutôt qu’aux intérêts personnels ou aux fidélités passées.

Conclusion :

La vraie loyauté envers le Congo se mesure à la lumière du droit et de l’intérêt général, non à l’ombre d’un ancien président. La Dynamique continuera à agir pour que la République et ses institutions soient respectées par tous, garantissant ainsi un avenir démocratique, stable et prospère pour le peuple congolais. La loi n’est pas négociable. Les institutions ne peuvent être mises en demeure par des intérêts privés ou historiques.

Fait à Kinshasa, le 28 Octobre 2025

KANGULU LOBO Daddy

 

 

 

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Assemblée nationale/Commission « Droits de l’homme »: Les députés galvanisent Guillaume Ngefa pour accélérer les réformes judiciaires

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Dans une atmosphère empreinte de respect et de coopération institutionnelle, les députés nationaux, membres de la Commission « Droits de l’homme » de l’Assemblée nationale de la RDC, ont salué le parcours et l’engagement du Ministre d’État en charge de la Justice, mettant en avant son rôle clé dans la promotion des droits humains et la réforme du système judiciaire en République démocratique du Congo.

Un hommage solennel au cœur de l’Assemblée nationale

Réunis en séance officielle de la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, les élus ont tenu à honorer le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Prenant la parole, le rapporteur de l’Assemblée nationale a dressé un portrait élogieux de cette figure institutionnelle, le qualifiant de « militant des droits de l’homme au sens primaire du terme ».

Au-delà de ses compétences juridiques reconnues, c’est surtout son engagement constant en faveur de la dignité humaine qui a été mis en lumière. Une carrière marquée par la rigueur, mais aussi par une sensibilité humaniste forgée sur le terrain.

Un diplomate aguerri au service des droits humains

Les intervenants ont souligné le parcours international du Ministre, le décrivant comme « un diplomate des droits de l’homme présent sur tous les fronts ». De la Côte d’Ivoire au Mali, en passant par le Sénégal, son implication dans des contextes de crise a contribué à renforcer son expertise en matière de justice et de stabilisation institutionnelle.

Pour les parlementaires, cette expérience constitue un atout majeur dans la conduite des réformes judiciaires en RDC, dans un contexte où l’État de droit demeure une priorité nationale.

Le député national Boris Mbuku, président de cette commission, a également salué le travail du patron de la justice congolaise.

Une nomination stratégique saluée par les élus

Les députés ont également salué la clairvoyance du Chef de l’État dans le choix de cette personnalité pour diriger le ministère de la Justice. Ils estiment que cette nomination s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire congolais.

Cette reconnaissance s’accompagne d’un appel à une collaboration accrue entre les pouvoirs législatif et exécutif, condition essentielle pour accélérer les réformes attendues par la population.

Vers une coopération renforcée pour des réformes concrètes

La rencontre a permis de consolider les relations entre l’Assemblée nationale et le ministère de la Justice. « L’Assemblée nationale est derrière lui pour l’encourager », a affirmé Jacque Ndjoli, mettant en avant la disponibilité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus.

Cette synergie institutionnelle laisse entrevoir une accélération des réformes législatives, avec pour objectif une justice plus équitable, transparente et accessible à tous les citoyens congolais.

Un symbole fort pour l’État de droit

La séance s’est clôturée sur un geste symbolique de salutation, illustrant la volonté commune de renforcer l’État de droit en République démocratique du Congo. Un signal fort envoyé tant aux institutions qu’à la population, dans un contexte où la justice demeure un pilier essentiel de la démocratie.

Tchèques Bukasa & Winnie Dina Muanvuwa (Stagiaire UCC)

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