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La justice populaire frappe encore à Watsa : 5 présumés voleurs brûlés vifs à Gola !
Le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, s’est réveillé sous le choc ce mercredi 25 février 2026. À Gola, localité enclavée de la chefferie Bari-Logo, à une dizaine de kilomètres de l’agglomération minière de Durba, cinq hommes présumés voleurs ont été calcinés en pleine journée, dans un déchaînement de violence qui glace le sang.
Un drame de plus qui vient rappeler la fragilité du tissu sécuritaire dans cette partie du pays.
Les faits : de l’assassinat à la vengeance collective
D’après les premières informations relayées par Congo profond.net, les cinq victimes étaient soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat du fils du président local de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de Gola, crime survenu la veille, mardi 24 février 2026.
L’annonce de cette mort aurait provoqué une onde de choc dans la communauté. Très vite, la colère populaire aurait pris le dessus sur toute autre forme de procédure. Selon plusieurs témoins, les présumés suspects ont été pourchassés par des habitants avant d’être rattrapés.
S’en est suivi un lynchage d’une extrême brutalité : battus à mort, les cinq hommes auraient ensuite été incendiés, leurs corps réduits en cendres dans un acte de justice expéditive.
Une justice populaire qui s’installe
Ce drame remet en lumière un phénomène inquiétant : la recrudescence des lynchages dans plusieurs entités du pays. Face à la montée de l’insécurité et à la lenteur des procédures judiciaires, certaines communautés choisissent de se substituer aux institutions.
Ce réflexe de vengeance immédiate traduit un profond déficit de confiance envers l’appareil judiciaire et les services de sécurité. Mais il ouvre aussi la voie à des dérives graves : absence d’enquête, présomption d’innocence bafouée, risques d’erreurs judiciaires irréversibles.
À Watsa comme ailleurs, la justice populaire s’impose souvent là où l’État paraît absent.
Silence des autorités, attentes d’enquête
À l’heure où nous publions ces lignes, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités administratives ou sécuritaires du territoire de Watsa.
Ce silence alimente les interrogations. Une enquête devrait être diligentée afin d’établir les responsabilités, tant dans l’assassinat initial que dans les représailles qui ont suivi. Car au-delà de l’émotion et de la colère, c’est l’autorité de l’État qui est mise à l’épreuve.
En attendant des éclaircissements officiels, Gola demeure sous tension.
Dossier à suivre.
Junior Kasamba / Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
