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La Gambie fait son entrée au programme d’Africa50 dédié au recyclage d’actifs
Le gouvernement Gambien vient de conclure un protocole d’accord avec Africa50, cette plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures dans le but d’inscrire le pont de la Sénégambie dans le programme d’Africa50 dédié au recyclage d’actifs. Cette information a été livré à travers un communiqué de presse du 11 janvier 2023 par Africa50.
En effet, le recyclage d’actifs est une initiative innovante avec comme but de permettre aux états de tirer profit des infrastructures déjà existantes via les concessions octroyées au secteur privé, les fonds collectés étaient alors investis dans d’autres projets prioritaires. Cet accord qui vient d’être conclu Africa50 en collaboration avec un partenaire technique devrait gérer et exploiter le pont de la Sénégambie sous la forme d’un partenariat public-privé.
Toutefois, il y a lieu de noter qu’en tant que concessionnaire principal, Africa50 a fait appel à des investisseurs de premier plan dans les infrastructures pour les associer à un consortium qui apportera son expertise afin d’assurer l’entretien adéquat de l’infrastructure du pont et l’amélioration du système de paiement des péages avec comme but d’obtenir de solides performances opérationnelles.
En outre, il faut noter qu’Africa50 a également pu aussi mobiliser des investisseurs et financiers majeurs en vue de lever les fonds dans le cadre de ce financement du capital initial requis par le gouvernement gambien. Ce pont qui a été inauguré en janvier 2019, il constitue à la fois un axe économique et stratégique reliant la Gambie, le Sénégal et les pays de la CEDEAO via le corridor Dakar-Lagos à travers l’autoroute côtière trans-ouest africaine.
De son coté, le ministre des finances et des affaires économiques de la Gambie Seedy K.M Keita s’est réjouis d’etre l’un des premiers pays à prendre part au programme de recyclage des actifs d’Africa50. Il a dit sa joie de voir une initiative qui va ainsi permettre à la Gambie à se redresser après la covid19 et a accélérée le développement d’infrastructures dans le pays.
A son tour, Alain Ebobissé directeur général d’Africa50 a salué un pont historique de la Sénégambie visant à aider les gouvernements à lever des fonds auprès de secteur privé pour accélérer la réalisation d’infrastructures car ce mécanisme financier permet de libérer le capital investi dans les infrastructures existantes en finançant des nouvelles infrastructures sans alourdir la dette publique.
C’est grâce donc au financement du groupe de la BAD que cet ouvrage avec deux postes frontaliers a été réalisé et ensuite inauguré par les présidents Adama Barrow de la Gambie et Macky Sall du Sénégal.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
