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La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi en action face à la situation humanitaire au Nord-Kivu.

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2 juin 2021, territoire de Nyiragongo, localité de Mujoga, Nord-Kivu.

 

Après avoir apporté son assistance à l’observatoire volcanologique de Goma et aux centres de réfugiés de Kahembe et Rusthuru, la Fondation s’est rendu à Mujoga, dans le territoire de Nyiragongo.

A 15 km au nord de Goma, le village de Mujoga qui est situé à 10 km du volcan Nyiragongo a été directement touché par la coulée de lave qui a  détruit l’habitation d’environ 1350 ménages soit de 4000 à 5000 personnes.

Les sinistrés se sont regroupés autour d’un site sur le plateau de Mujoga, recueillis pour les plus chanceux dans des familles d’accueil, dans les murs de l’église catholique de Mujoga ou dans les salles de classe du complexe scolaire local. Les moins chanceux dormant à la belle étoile.

Dans son objectif de venir assister non seulement les déplacés mais aussi les sinistrés qui n’ont pas pu se déplacer, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi s’est rendu sur le plateau de Mujoga, à la rencontre des habitants pour tenter d’améliorer une situation humanitaire désastreuse.

Absence de nourriture, d’eau et inquiétante promiscuité est le quotidien des habitants de Mujoga.

La fondation qui est venue apporter un message de soutien et de réconfort de la première dame, a apporté 27 tonnes de vivres et non vivres à la communauté désœuvrée de Mujoga.

Semoule, Riz, haricots, biscuits, sel, jus de fruit, et lait ainsi que des équipements de confort : couvertures et bâches de protection ont fini de réjouir cette population qui a manifesté sa reconnaissance par des chants à l’attention de la première dame.

La cérémonie de remise de dons a été menée par la chargée du social de la Fondation : Madame Sarah Biselele et par Mr Bahati, l’administrateur du territoire, assistés en cela par le chef local de la Police Nationale Congolaise.

Ludovic Diomi

Chargé de communication et presse.

 

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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