Société
La fondation Baraka na Matumaini marque sa sortie officielle avec un geste de solidarité à l’hôpital pédiatrique Kalembelembe
La Fondation Baraka na Matumaini a officiellement lancé ses activités ce samedi 22 février 2025 par un acte de bienfaisance en faveur des enfants malades de l’hôpital pédiatrique Kalembelembe, situé dans la commune de Lingwala. Cette journée, placée sous le signe de la solidarité et du partage, a été marquée par une série d’actions humanitaires avant la tenue d’un point de presse.
Dès 8 heures du matin, les membres de la fondation, accompagnés de leur présidente, Mosanga Lisule Louise, se sont rassemblés devant l’hôpital pour débuter la journée avec une prière. Ils ont ensuite procédé à la visite des différents pavillons, notamment les soins intensifs, la néonatologie et l’hospitalisation.

Dans un élan de générosité, la fondation a fait don de plusieurs biens aux patients, dont des sacs de sucre, des cartons de lait et des cartons de margarine. En plus de cette assistance matérielle, la fondation a pris en charge le paiement de plusieurs factures médicales, permettant ainsi à certains patients guéris de quitter l’hôpital. Une assistance a également été apportée cas par cas, avec la mise en place d’une prise en charge permanente pour les cas les plus urgents.
Les hommes de Dieu membres de la fondation ont également prié pour les malades et leurs familles, leur apportant un soutien moral et spirituel en ces moments difficiles.
Après cette visite humanitaire, un point de presse a été organisé pour officialiser la sortie publique de la fondation Baraka na Matumaini, qui signifie “Bénédictions et Espoir”.
L’événement a débuté par un mot de bienvenue du Directeur de Communication de la Fondation, Bashala Kabasela Cedric, suivi d’une minute de silence en mémoire des victimes des conflits à l’Est du pays. Ensuite, Mosanga Lisule Louise, présidente de la fondation, a pris la parole pour présenter la vision et les objectifs de cette initiative humanitaire.

Elle a souligné que la fondation n’est pas une œuvre régionale, mais une initiative destinée à couvrir toute la République démocratique du Congo. Elle a rappelé que, malgré la guerre à l’Est, la solidarité ne doit pas avoir de frontières ni de clivages tribaux.
Interrogée sur les sources de financement de la fondation, Mme Louise a précisé que les activités sont actuellement soutenues par ses fonds propres, issus de ses affaires, ainsi que par les contributions des membres. À ce jour, la fondation ne compte pas encore de partenaires officiels, mais elle est ouverte à toute collaboration avec des personnes ou organisations partageant les mêmes valeurs humanitaires.
Bien que cette sortie officielle soit récente, la fondation Baraka na Matumaini a déjà mené plusieurs actions de solidarité, notamment l’envoi de vivres et de vêtements aux déplacés de l’Est, en collaboration avec les prêtres jésuites, qui assurent leur distribution dans les camps de réfugiés.
Dans le cadre de son expansion, la fondation prévoit d’intensifier ses interventions sur l’ensemble du territoire national. Dès le mois de mars, une campagne de trois jours de consultations ophtalmologiques sera organisée afin de permettre aux populations vulnérables d’accéder à des soins oculaires gratuits.
La fondation BARAKA NA MATUMAINI réaffirme son engagement en faveur des plus démunis et invite tous les Congolais, sans distinction, ainsi que les partenaires potentiels, à soutenir ses actions.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
