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Sports

La fièvre du ballon rond pulvérise les ambitions de fragmentation en RD Congo

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Le peuple congolais vient d’offrir au monde une leçon de géopolitique par le bas. Alors que les projecteurs étaient censés être braqués sur la prouesse sportive – la qualification historique des Léopards pour la Coupe du monde – ce qui a submergé le territoire national, des provinces occupées de l’Est jusqu’aux moindres hameaux reculés, en passant par la diaspora de Bruxelles à Johannesburg, c’est une marée humaine d’une ferveur spontanée et inorganisée.

Dans les zones sous occupation rwandaise, où les habitants vivent sous la terreur des groupes armés, les scènes de liesse dans les rues ont été vécues comme un acte de résistance civique. Cette explosion de joie collective, sans mot d’ordre politique ni injonction étatique, a réalisé en une nuit ce que les discours peinent à imposer : l’affirmation viscérale d’une souveraineté nationale indivisible, là où certains voudraient imposer le silence ou l’effacement des cartes.

Cette unité surgie des tripes du peuple est le plus puissant rempart contre les desseins hégémoniques extérieurs. En s’embrassant d’une rive à l’autre du fleuve, en dansant sous les balles dans les territoires occupés du Nord-Kivu, et en investissant les artères des capitales occidentales où vit la diaspora, les Congolais ont envoyé un message clair aux artisans de la “Soudanisation”. Le projet de déstabilisation par procuration, qui consiste à morceler le pays par l’entremise de groupes terroristes pour mieux contrôler les ressources, se heurte désormais à une réalité implacable.

Il n’existe pas un Congolais de l’Est prêt à échanger le maillot vert et rouge des Léopards contre un statut de protectorat fantoche. La communion autour du football a agi comme un révélateur : la diversité ethnique et régionale n’est pas une faille à exploiter pour Paul Kagame et ses relais locaux, mais une force centripète qui rend caduque toute tentative de balkanisation. La Coupe du monde n’est plus seulement un objectif sportif ; elle est devenue le symbole du refus de la fatalité.

Face aux thèses de fragmentation instrumentalisées par Kigali et leurs soutiens, le peuple congolais a opposé un « vivre-ensemble » vécu, festif et intraitable. Cette ferveur populaire, par son caractère spontané et total, déjoue les calculs géopolitiques les plus cyniques. Elle prouve que lorsque la nation se reconnaît dans un même élan, les artifices de la division imposée par les armes et la prédation économique perdent de leur substance.

Ce n’est pas une simple qualification footballistique ; c’est la déclaration solennelle d’un peuple qui, en pleine crise existentielle, choisit de s’affirmer debout, uni, et farouchement déterminé à ne jamais laisser dépecer son héritage commun.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Violences au stade Tata Raphaël : La Linafoot frappe fort contre V.Club, lourdement sanctionné

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La Ligue nationale de football (Linafoot) a officiellement rendu son verdict après les violents incidents survenus lors de la rencontre entre AS Vita Club et FC Les Aigles du Congo, disputée au stade Tata Raphaël dans le cadre de la 6e journée des play-offs du championnat national.

Jugée principale responsable des débordements, l’AS V.Club écope de lourdes sanctions décidées par la commission disciplinaire. Le club kinois perd le match par forfait sur le score de 0-3 au profit des Aigles du Congo.

En plus de cette défaite administrative, les Dauphins Noirs devront verser une amende de 25.000 dollars américains avant leur prochaine sortie. La Linafoot a également ordonné la confiscation de l’ensemble des recettes générées par la billetterie de cette rencontre.

Autre décision majeure : tous les matchs à domicile de V.Club se joueront désormais à huis clos jusqu’à la fin des play-offs. Cette mesure intervient après les scènes de violence, les troubles dans les tribunes ainsi que les incidents enregistrés autour de l’aire de jeu.

Bien que déclaré vainqueur sur tapis vert, le FC Les Aigles du Congo n’échappe pas aux sanctions. Le club devra payer une amende de 5.000 dollars pour le comportement de certains supporters impliqués dans des jets de projectiles et l’envahissement du terrain.

Par ailleurs, les joueurs Atipo Charles et Molingo Likaka ont reçu un avertissement officiel pour attitude antisportive.

À travers cette série de sanctions, la Linafoot entend envoyer un message ferme contre les violences dans les stades congolais, alors que la phase décisive des play-offs se poursuit dans un climat de forte tension sportive.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET 

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