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« La diplomatie parlementaire doit servir la paix, la justice et la dignité » : au Sénat du Mexique, Christelle Vuanga porte la voix de la RDC pour des actions concrètes dans l’Est
Au Sénat du Mexique, la députée nationale Christelle Vuanga a affirmé que « la diplomatie parlementaire doit servir la paix, la justice et la dignité », en portant la voix de la République démocratique du Congo lors d’un débat de haut niveau entre le Mexique et l’Afrique. Dans une intervention marquée par un ton ferme, elle a insisté sur l’urgence de passer des discours aux actions concrètes face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

Prenant la parole devant des parlementaires et acteurs internationaux, l’élue congolaise a rappelé la gravité de la situation sur le terrain. « Pendant que le monde discute, des vies sont brisées à l’Est de notre pays », a-t-elle déclaré, dénonçant une inertie internationale face aux violations répétées des droits humains. Elle a martelé que « les droits humains ne peuvent pas rester des mots », appelant à des mesures tangibles pour protéger les populations civiles.

Dans la foulée, Christelle Vuanga a souligné la responsabilité des parlementaires dans la promotion de la paix à travers le dialogue et la coopération internationale. « Se taire, c’est cautionner. Agir, c’est défendre l’humanité », a-t-elle lancé, exhortant ses homologues à faire de la diplomatie parlementaire un levier d’influence en faveur de la justice et de la dignité humaine.
Un engagement constant sur tous les fronts

Très active sur les questions de droits humains, Christelle Vuanga s’illustre aussi bien sur la scène nationale qu’internationale. En RDC, elle est reconnue pour ses prises de position en faveur des populations vulnérables et pour son implication dans le contrôle de l’action publique. À l’étranger, elle multiplie les plaidoyers afin de mobiliser la communauté internationale sur les crises que traverse le pays, consolidant ainsi son rôle de voix engagée pour la paix et la justice.
Exaucé Kaya
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Nord-Kivu : Crispin Mbindule accuse le gouverneur militaire de vouloir museler les partisans du changement de la Constitution
Le député national Crispin Mbindule hausse le ton contre le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Au centre de la polémique, une supposée correspondance adressée aux services de renseignements afin d’ouvrir des investigations contre l’élu de Butembo, accusé de troubler l’ordre public à la suite de ses prises de position en faveur d’un changement de la Constitution.
Face à la presse, le président du groupe parlementaire « Le Peuple d’Abord » dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation politique destinée à faire taire les voix favorables à la révision constitutionnelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon lui, son récent séjour à Butembo avait pour objectif principal de sensibiliser la population aux enjeux liés au débat constitutionnel. À cette occasion, plusieurs émissions synchronisées auraient été organisées avec des radios locales afin d’expliquer sa vision du changement de la loi fondamentale.
« Je suis allé à Butembo avec un message du changement de la Constitution. La population a accueilli favorablement ce message. Il y a eu un petit groupe manipulé qui s’est opposé à cette démarche, et c’est cela que le gouverneur appelle des troubles ou de la désobéissance civile », a déclaré Crispin Mbindule.
L’élu estime que le débat sur la Constitution doit rester démocratique et ouvert à toutes les sensibilités politiques. Il invite ainsi le gouverneur militaire à privilégier un débat public contradictoire plutôt que le recours aux services de renseignements.
« Nous sommes dans un pays démocratique où chacun a le droit de défendre ses idées. Lui est contre la révision de la Constitution, c’est son droit. Moi aussi, j’ai le droit de soutenir cette réforme », a-t-il insisté.
Très remonté, le député affirme qu’il ne cédera ni aux pressions ni à ce qu’il qualifie de « montages politiques » visant à discréditer les partisans du changement constitutionnel dans l’Est du pays.
Malgré cette controverse, Crispin Mbindule soutient que la population de l’Est demeure attachée à la vision du président Félix Tshisekedi, notamment dans la lutte contre l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernorat militaire du Nord-Kivu n’a encore été rendue publique au sujet des accusations formulées par le député national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
